Mon avis sur Wabi Sabi – l’art de l’imperfection

En ce moment, je lis énormément et pas seulement des livres pédagogiques pour me former à l’école. Je lis pour mon activité d’instructrice méditation pleine conscience et surtout pour ma curiosité personnelle. J’ai, sur ma table de chevet, énormément de livres sur la littérature anglaise du 19ème (ma passion) et aussi ceux qui parlent de développement personnel et de méditation. Bref. Cette curiosité d’esprit reste primordiale pour moi et j’ai bien envie de partager avec vous ma découverte du moment : un livre que je relis presque quotidiennement et un livre surtout qui me correspond.

Le wabi Sabi ou l’art de l’imperfection de Tomàs Navarro.

Qu’est-ce le concept du Wabi Sabi ?

C’est une philosophie de vie japonaise, en résumé.

Cela reste une attitude pour avancer dans son chemin de vie. Parfois, on se pose cette simple question : « quelle est ma mission de vie ? » C’est une question qui peut paraître simple mais qui l’est moins quand on s’y attache. Réfléchissez bien. Pour cela, la mission de vie est claire, pour d’autres, c’est encore en cours de recherche. Et tout au long de notre vie, notre mission évolue aussi. Cela aide à retrouver l’essentiel ? N’est-ce pas le plus important d’ailleurs ? Se débarrasser de ces petites anxiétés futiles et anxiogènes, lâcher prise et nous accepter avec bienveillance. Accepter nos défauts qui se révéleront charmants si nous les accueillons.

Le Wabi Sabi n’est pas qu’un mot à la mode, cela représente une attitude que j’apprécie et en tant qu’instructrice méditation pleine conscience pour les enfants j’ai vraiment envie de leur montrer le pouvoir de la bienveillance et de l’acceptation des choses imparfaites.

Acceptons nos erreurs et en leur montrant que nous pouvons être imparfait(e), nous avons un rôle modélisateur à proposer aux plus jeunes.

Mon avis sur ce livre

Faut-il l’acheter ou pas ? Alors, je ne vous cache pas que si je n’aime pas un livre, je n’ai pas envie de perdre de l’énergie à écrire un article. Je préfère vous parler d’un livre coup de cœur ou qui peut se révéler intéressant pour ma communauté.

Et je vous confirme que ce livre est vraiment à commander. J’aurais bien voulu vous l’offrir mais je le garde et puis, il est surligné et annoté de partout ! (Oh c’est pas bien ce que tu fais. Mais je fais ce que je veux. ;))

Ce livre nous livre quelques secrets de cette philosophie japonaise. Si nous souhaitons être absolument parfait(e)s, nous n’avancerons pas assez. J’ai longtemps été perfectionniste (cela revient de temps à autre), que ce soit à l’école en tant qu’élève ou même en tant que professeure. Je ne souhaitais pas me contenter d’un « simple satisfaisant », je voulais absolument le sacro saint « très satisfaisant ». Je me mettais la pression toute seule et cela créait en moi une vrai anxiété et les migraines qui vont avec.

Et puis, un jour, je me décidai à ne plus me laisser avoir par cette perfection. Cela a pris du temps mais j’essaie de garder ce cap. Et forcément à un moment, cela nous rattrape. Quand j’ai lancé ce blog, je voulais qu’il soit parfait et mes articles attendaient longtemps avant qu’ils ne sortent. Je les bloquais à cause de mes doutes, de mes anxiétés, de mes questions intérieures « suis-je assez bien ou légitime pour écrire ? » J’ai travaillé dessus et actuellement, je ne pose plus la question car quand j’ai envie de poster, je poste selon mes envies. (D’ailleurs, je vous remercie sincèrement de me suivre).

Alors oui, je vous le conseille vivement. Tomas Navarro explique que la perfection est une construction artificielle et nous encourage à rechercher plutôt l’excellence, le développement et l’épanouissement plutôt que la perfection. C’est cela l’attitude Wabi Sabi.

Je confirme. C’est ce que je fais maintenant et je m’en porte très bien.

Tout d’abord, le livre évoque la motivation :

  • Ayez vos propres motivations et pas celles des autres.
  • Analysez vos motivations.
  • Formulez clairement vos motivations comme des objectifs.
  • Assurez-vous de vous sentir compétent et d’avoir la capacité d’atteindre l’objectif que vous nous êtes atteint.
  • Mettre en place un réseau de soutien sur lequel vous pourrez compter.

Il évoque aussi le regard bienveillant que nous devons porter sur nous-mêmes. Puis, sur les autres. Et par la suite, s’éloigner des personnes toxiques et qu’on peut ignorer les paroles blessantes, les provocations et les distractions.

Les chapitres évoquent des termes japonais tel que le shoganai, « une façon d’évoquer que ce qui est passé n’était pas de votre faute ». Le Tsundoku est de vivre avec ce qui est incomplet, ou le concept d’Aware, apporter un nouveau regard, d’avoir de la beauté dans les yeux, Honno Kimochi Desu concerne nos relations avec les autres, les attentes et la réciprocité.

Puis, lorsque nous avançons dans le livre, l’auteur évoque le Komorebi, la rencontre de la sérénité. Ce mot magique. Mais comment trouver la sérénité ? Un des conseils de l’auteur mais qui est d’une évidence : ralentir. Puis, évoluer en même temps que vivre.

Adopter une attitude dynamique, c’est une attitude Wabi Sabi. C’est aussi rester dans le moment présent dans la pleine conscience. Cela me parle.

J’ai adoré le passage sur « profiter du moment présent dans le calme et la sérénité« .

Il y a une expression arabe qui dit « li fet met » qui signifie ce qui s’est passé est passé. Et cette traduction que j’ai retrouvé dans ce passage. Cela me faisait drôle de voir deux cultures totalement différentes se retrouver ici.

Puis l’auteur évoque la connexion à la nature. Je me rends compte que nous avons tous ce besoin de sentir autour de la nature. Personnellement, je ressens le besoin de quitter Paris plus souvent, d’aller courir dans la forêt ou ailleurs. Au Japon, les bains de forêt existent depuis longtemps et la Sylvietherapie (se soigner par les arbres) peut apparaître loufoque ou complètement perchée. Faut juste être curieux et tenter l’expérience au moins une fois. Mais si vous n’osez pas, une simple promenade en forêt fera l’affaire. Ce sera à ce moment-là que votre esprit se relâchera et votre corps aussi. Marcher en pleine conscience vous procurera une tranquillité d’esprit toute nouvelle.

Le Kogarashi est le non-attachement. L’auteur explique que un mot désignant le vent froid du nord qui fait plier les arbres et annonce l’arrivée de l’hiver. C’est plutôt le côté négatif des personnes, il fait sombre dehors et dans certains cœurs.

Et quand le Kogarashi est présent dans nos vies, il est temps de passer à autre chose et de sentir une nouvelle ouverture. Évidemment, ce message n’est pas si clair à apercevoir. Il faudra rester conscient, observer et rester ouvert à ce qui vous arrive.

L’art de préserver, le Gaman, évoque que la vie n’est pas si simple que cela. Une attitude Wabi Sabi vous apportera de quoi affronter les obstacles au quotidien et faire face à l’insécurité.

Je vous invite à lire ce livre, que je relis régulièrement pour remettre certaines choses en place.

Dans toutes les bonnes librairies et sur Amazon (lien affilié).

Alors, vous aussi, vous rêvez d’imperfections et souhaitez une vie Wabi Sabi ?

A bientôt,

Nadia

Publié par

Runneuse, hyperactive et parisienne, je profite de la vie comme il se doit! J'adore partager mes aventures sportives et parfois moins sportives.

2 commentaires sur « Mon avis sur Wabi Sabi – l’art de l’imperfection »

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