Le lâcher prise – Humeur du moment

Au début, je souhaitais écrire sur le lâcher prise. Pendant très longtemps, je cherchais un moyen de ne pas stresser et d’être en paix avec moi-même. Je débutais par la course à pied qui m’apportait effectivement beaucoup de bien-être. Mais à ce moment-là aussi, je me suis retrouvée à stresser sur ma nouvelle passion. Est-ce que je pourrais atteindre cette course ? Comment puis-je m’améliorer ? Est-ce que mon attaque talon sur mes photos allaient me porter préjudice ? Mon article sur le dernier test running est-il assez bien ? Que vont penser les autres de mon temps ? Mais trop de questions se posaient dans ma tête.

A l’origine, je ne voulais que courir. Tout simplement. Sans prise de tête.

Et quand des représentations délirantes se sont immiscées subrepticement dans ma tête. J’ai dit stop ! Faut pas déconner, le sport, pour moi, est et restera un plaisir. Je vous assure que certaines questions étaient particulièrement perchées ; avec le recul, j’en rigole. Mais à l’époque de mes débuts, je n’avais pas ce recul. Et c’est pour cela que je me suis développée des petits trucs géniaux pour lâcher prise surtout en course à pied.

Mais, cela reste valable aussi pour tous les sujets de la vie quotidienne.

Le lâcher prise

J’avais envie et besoin d’être dans le moment présent, que ce soit lors d’une grande course ou au quotidien. Ne pas se préoccuper du passé et ne pas s’évader dans le futur : voilà mon credo du moment. Certaines personnes de mon entourage (et parfois je me retrouve dans le même état) ne comprennent qu’au lieu de perdre de l’énergie à ressasser sur les choses du passé, je me dis très souvent : « c’est bon, c’est fini, je n’en parle plus. » C’est comme si ma mémoire avait décidé consciemment de laisser glisser les choses. La neuro plasticité du cerveau s’était modifiée grâce à un exercice quotidien : la méditation pleine conscience.

J’ai appris à me détacher des choses et surtout des choses superficielles.

Mais il n’y avait pas que la méditation.

J’avais toujours tendance à stresser sur des petites choses, à vouloir être parfaite à tout point vue : parfaite petite fille, parfaite élève, parfaite maman, parfaite maîtresse, parfaite copine. Vous imaginez alors la charge mentale. Mais je m’en sortais. Avec des prises de conscience régulières, je m’offrais du temps pour me poser et physiquement, mon corps disait non.

Trop de choses dans ma tête. Je souhaitais mener trop de projets à la fois, je voulais tout contrôler, toujours. Un jour, mon naturopathe me conseillait d’aller faire du Watsu. Quoi ? Mais qu’est-ce que c’est que cela ? C’était une façon de se détendre dans l’eau avec un(e) thérapeute qui te fait travailler. Bref. Pas convaincue. Coïncidence ou pas, je ne suis jamais arrivée à les joindre. Mon naturopathe parle d’un acte manqué et que je refuse le lâcher prise. Du moins, inconsciemment. C’était un signe mais je le savais bien. C’est mon truc : j’avais besoin de savoir où je vais. Et je m’accrochais à mes certitudes.

Ça c’était avant ma maladie. Il aura fallu l’annonce de mon cancer pour que ce soit l’occasion d’une vraie prise de conscience. Bon, ok, je m’éloigne du sujet du running mais j’y viens plus tard.

C’était l’occasion de lire beaucoup de livres et d’articles sur le sujet du lâcher prise et l’acceptation de vivre différemment.

Il y a forcément des choses que tu ne peux pas contrôler, des situations inextricables qui t’empêche d’être toi-même. Mais, tu ne peux pas te battre contre cela. A un moment, il faut lâcher la corde.

J’ai écouté.

J’ai analysé.

J’ai ressenti.

Cela m’a alors permis de cultiver l’acceptation et de faire les choses que j’aime en prenant conscience que je suis responsable de mes propres actions et paroles. Et ça, tu peux le contrôler. Cela prendra du temps mais le cheminement vers le lâcher prise est tout aussi intéressant que l’objectif en lui-même.

Accepter

C’est vraiment le plus important qui pourra modifier certainement votre façon d’être. De toutes les façons, les choses sont comme elles sont. Si nous sommes en face d’émotions négatives, le fait d’accepter et d’être conscient de leurs présences permettra de moins focaliser là-dessus paradoxalement.

Par exemple, devant une situation énervante.

« Ah, je suis super fâchée contre elle ! Ah oui, effectivement, je sens que la colère parcourir tout mon corps, mes joues sont rouges, mon cœur est serré. » Déjà, prendre conscience de ce qu’il se passe dans son corps est un progrès. Sans jugement aucun, les émotions négatives seront présentes. Pas de produits miracles pour les supprimer mais au moins vous arriverez à vous en détacher.

Ce n’est pas non plus, tomber dans le fatalisme mais plutôt garder un nouvel état d’esprit.

Perso, je suis plutôt en adéquation avec un adage arabe « li fét mét » ce qui appartient au passé reste au passé. « Ce qui s’est passé est mort » pour la traduction littérale. On n’en parle plus et on passe à autre chose. Finalement, c’est suivre les choses naturellement.

Et sans regret, de toute façon, quoiqu’il arrive, on ne peut pas charger le passé. Alors, autant le laisser. Évidemment, certains regrets reviennent dans nos têtes. Mais voilà, c’est fini. Cela ne sert à rien de ruminer. Passons.

 La satisfaction immédiate

Souviens-toi que dans notre monde moderne, nous avons une légère tendance à vouloir tout, tout de suite. L’impatience était mon mode de fonctionnement aussi. Comme si j’avais cette étiquette depuis toute petite. Je me disais aussi que le temps est précieux et qu’il faut profiter de la vie. Et pourtant, au fil des années et de la maturité, je profitais vraiment de mon temps.

Je n’avais plus envie de satisfaire des envies qui allaient disparaître subitement lors de l’acquisition de ces envies. Cela reste temporaire, un plaisir temporairement. C’est l’expérience du bonheur permanent qui perdure pas celui du bonheur éphémère et immédiat. Cela crée plus de sérénité pour s’adapter à des situations plus stressantes.

Et les émotions dans tout cela?

Bon, je peux le dire. Je suis une femme hyper émotive. Je n’en ai pas honte. Mais j’apprends à gérer avec. Elles sont éphémères et j’apprends à les laisser venir et repartir. Gros travail sur moi-même. C’est comme cela et cela fait partie de la vie.

Je pense à moi et aux autres

Le fait d’être centré sur soi, tout prend des proportions incroyables, énormes et si inquiétants, non ? Ça m’est déjà arrivé et même récemment, une question administrative a pris de l’ampleur, j’avais l’impression d’être en insécurité totale, vraiment, au plus profond de moi. Et puis, je devais absolument reprendre le dessus car je devais m’occuper de mes enfants, de ma maman. Et là, tu relativises très vite. Oh que oui, et le fait de juste de s’occuper aussi des autres vous rendra certainement plus humble par rapport à votre situation.

Comme dirait mon amie Laëtitia, ne vous prenez pas au sérieux.

Être détaché(e)

Cela s’apprend. Parfois, on désire ardemment une chose, un objectif qu’on oublie le moment présent. On a juste envie d’aller toujours plus loin ou d’avoir plus de médailles ou de likes. 😉 Mais en vrai, on n’en profite pas vraiment. C’est pour cela que d’avoir de la gratitude pour chaque séance, chaque entraînement permet de recentrer dans le ici et maintenant. Mais cela n’empêche pas d’avoir des ambitions et ce sera en toute sérénité.

Soyons heureux de ce que nous possédons déjà.

 Éprouver du ressentiment ou pas

Une émotion bien toxique à mon avis. Cela met beaucoup de temps à accepter et a surtout ne plus en avoir. La voisine a fait un meilleur temps, félicite la. La copine a réussi son objectif de course : félicitations ! Sois présent(e) aussi dans la joie et le bonheur des autres. Oui, on peut être aussi et sincèrement heureux pour d’autres que nous. Il suffit aussi de mettre un peu plus d’attention.

Se créer de l’espace dans la tête mais aussi autour de soi

C’est l’occasion de faire un peu du Marie Kondo Style. Oui, même dans le running, on peut trouver un lien. Jete, donne ou recycle le superficiel et gardons l’essentiel au sens propre et au sens figuré.

Une intuition bien plus fine

Apprenez à vous écouter plutôt que les autres. Que dit la petite voix en vous? Adoptez votre propre jugement. Pas la peine de copier le style ou les pensées de quelqu’un d’autre.

Soyez créatif(ve) et soyez authentique.

Sinon, on va se retrouver avec le même moule pour tous. Vous savez ce qui est bon pour vous alors pas besoin d’attendre l’aval de quelqu’un. Ce sont vos actions qui vous définissent finalement. C’est ce que vous ferez plus que ce que vous aimeriez faire.

Plutôt que de brasser du vent à dire « j’aimerais bien faire ça ou ça ! » Posez-vous. Que souhaitez-vous exactement et principalement. Notez le. Allez au bout de vos idées sans forcément le clamer haut et fort. Chaque petite action vous aidera à faire un grand pas par la suite.

Et en restant présent(e) à vos convictions.

Soyez humbles et authentiques !

Rien que cela vous donnera moins de pression. Je terminerai sur ces deux belles qualités. Pas la peine d’en faire des tonnes. Ça fait vraiment du bien et vous évite de vous mettre dans des états.

En réalité, en écrivant ce billet, je me rends compte que je me suis éloignée du sujet du lâcher prise et le sport. Mais rien de grave, ça vaut pour tous les moments de la vie.

A bientôt,

Nadia

Publié par

Runneuse, hyperactive et parisienne, je profite de la vie comme il se doit! J'adore partager mes aventures sportives et parfois moins sportives.

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