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Cette année, je dis non !

Il m’est arrivée un truc récemment qui m’a fait prendre conscience d’une chose : je ne sais pas dire non.

J’ai tellement peur de rater quelque chose ou de faire de la peine aux gens que je ne sais pas dire non. J’essaie. J’ai toujours été comme ça. C’est dans ma nature. J’étais persuadée que je ne pouvais pas faire autrement. Encore une croyance limitante qui me perturbait bien dans mes objectifs.

Lorsque l’on me propose des projets ou autres, je suis d’un naturel enthousiaste. J’accepte avec plaisir et je souris. Je me dis que c’est génial. Sauf que je m’aperçois très souvent que les projets sont gargantuesques et je me retrouve à faire beaucoup beaucoup en peu de temps. Je n’aime pas les imprévus. Le lâcher prise, je ne connais pas. J’aime savoir où je vais et je me sens en sécurité. Alors, je me retrouve très vite D.É.B.O.R.D.É.E

A l’école, pendant la semaine olympique, j’ai accepté trop de choses. J’ai été épuisée par certaines activités et énervée par d’autres. Un sentiment de frustration et de colère vis à vis de moi-même. J’aurais dû refuser. Sauf que je me suis engagée et cela me dérange de dire que j’annule. J’ai tout de même annuler une sortie à la journée dans le fin fond du 19ème arrondissement. Ça me faisait trop et j’allais exploser. Je le sentais.

Du côté du blog, beaucoup d’agences ont parfois abusé de ma gentillesse. Certaines voulaient même que je parle d’un jeu de cartes rose pour lutter contre le cancer du sein alors que je ne suis même plus contactée pour parler de leurs produits running. J’ai trouvé cela tellement abusé que j’ai refusé toutes leurs nouvelles collaborations. Je n’ai pas besoin d’une paire de basket ou de cartes pour continuer à écrire sur mon blog. J’ai assez de tests, de choses à dire ou d’événements pour créer du contenu en toute liberté et sans dépendre de personne.

Autre chose aussi, la marque qui te propose de tester une montre et de la rendre (mais il faudra aussi leur écrire un article et faire la promo sur les réseaux gratuitement) alors qu’en discutant autour de toi, tu t’aperçois que ta super copine blogueuse s’est faite payée et en plus garde la montre. Ou alors, on t’envoie un produit, tu proposes un devis qu’on te refuse : « tu comprends, je n’ai pas le budget. » Tu en parles quand même avec plaisir et que tu vois que d’autres influenceurs ont été payés. On te prend pour une cruche. Attention, je n’ai rien contre ceux qui se font payer. Au contraire, je me dis que serait bien que je le sois aussi.

Ça m’apprendra à être plus … négociatrice.

Dorénavant, je réfléchirais avant de donner une réponse.

Je réfléchirais avant de répondre à un e-mail. Est-ce que cela m’intéresserait ? Oui. Est-ce que je peux demander un devis où est-ce une expérience de vie ? C’est clair que si on m’invite à un week-end course ou autre, un sujet qui me tient à cœur, j’en serais ravie. Idem pour le côté perso. Avant de répondre, je veillerais à ne pas dire oui aussi vite que d’habitude.

1. Mais pourquoi je ne sais pas dire non ?

Probablement, la peur de se sentir rejetée, ou d’être considérée comme égoïste, l’envie de plaire ou de ne pas blesser une autre personne, de se sentir importante. Dire non, c’est aussi s’affirmer. Sauf que dans ma famille, je m’affirmais déjà tellement que je n’avais pas envie ou la force de le faire en dehors. Je déteste les conflits aussi. Vraiment.

Sauf que, à force de dire oui et d’accepter, j’ai l’impression que mon oui à moins de valeur. « Demande à Nadia, de toute façon, elle le fera avec plaisir en plus ». Combien de fois ai-je entendu cela ? A force, j’étais en colère, contre moi-même puisque les personnes, qui me demandaient des choses, ne voyaient rien et n’y étaient pour rien d’ailleurs. J’assumais. J’avais une image de « gentille fille « . Et je ne veux plus avoir cette image-là. J’ai envie de dire non pour que mon Oui ait plus de valeur. Tu me suis ?

2. Comment apprendre à dire non ?

Ce que je m’appliquerais dorénavant. J’ai lu beaucoup de livres de développement personnel sur la façon de s’affirmer. Je le ferai quand j’en aurais vraiment besoin ou envie. Ce n’est pas non plus dire systématiquement non. Je refuserais certaines choses avec fermeté et j’oserais dire NON sans être virulente ni agressive. Un simple non suffira. Je pense et j’espère que mes interlocuteurs comprendront.

Déjà, je me pose la question. De quoi ai-je peur quand j’accepte une situation alors que je pense non dans ma tête ?

Si je dis non à un ami, est-ce que cela change ma relation d’amitié ? Si je dis non à une agence, est-ce que je remets en question mon travail de blogueuse ? Comment serais-je si je dis non ? Et si je dis oui? Bref autant de questions que je me suis posée. Dorénavant, je ferais mon cinéma intérieure avant de prendre une décision.

Et tout cela restera dans le respect et la bienveillance.

Mes 5 trucs pour oser dire non.

Vous allez voir que cela vous permettra de libérer plus d’espace dans la tête et d’être plus serein(e).

Si vous avez des techniques ou des trucs pour oser dire non, n’hésitez pas à me les donner en commentaire, je les ajouterais avec plaisir.

A bientôt,

Nadia

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