J’ai couru la Genevoise et le semi-Marathon de Genève

J‘avais prévu de courir le marathon de Genève. Et puis, intérieurement, après les conseils de mes proches et de mon médecin, deux marathons en un mois, c’était trop juste. Honnêtement, la semaine qui précédait le week-end Genevois était un peu stressant.

Les billets sont pris, l’hôtel est booké la veille. Comme d’habitude, je fais tout à la dernière minute. Pour moi, c’est le moment présent qui compte.

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Je n’ai pas dormi de la nuit mais paradoxalement, j’étais en forme et prête à profiter de ce week-end à Genève. J’avais adoré le Pop In The City dans cette même ville. Le soleil serait présent sur tout le week-end. Ça fait un bien fou mais ça veut dire aussi qu’il va falloir prévoir beaucoup de crème solaire et s’hydrater. J’avais bien entendu tout prévu.

Arrivée au centre de Genève, je me suis dirigée vers le Jardin Anglais pour retrouver le village. L’ambiance est bonne et très familiale. C’est hyper sympa de voir des familles pique-niquer en attendant la course des enfants.

Je vais récupérer mon dossard ou plutôt mes dossards. Effectivement, je me suis dit que comme j’étais à Genève et face à la multitude de courses, j’avais envie de tenter l’expérience de faire deux courses en un week-end. Le village est vraiment sympa et hyper familiale. J’ai vraiment bien aimé et la vue sur le lac est top.

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La Genevoise 2018

Les copines avaient prévu de courir uniquement le semi et je me retrouvais donc seule sur le départ. Mais vous me connaissez, arrivée dans mon sas, je commence déjà à discuter. L’ambiance est cool et je rigole déjà avec Sophie et Diana, avec qui je viens de faire connaissance. Ça promet une super course.

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Le départ est lancé et j’avoue que l’on commence doucement avec Diana, Sophie est partie plus vite. C’est drôle de partir d’un lotissement de pavillons. Les gens sont sortis et la musique du départ nous motive.

Petit malaise

Nous avions à peine courus deux kilomètres que nous apercevons sur le côté une jeune fille assisse, pliée en deux. Je vois tout de suite qu’elle est mal. Je m’arrête. Diana s’arrête aussi pour rester. Je ne comprends pas les filles qui continuent de courir sans porter secours. Nous nous occupons d’elle, en position latérale de sécurité, nous lui donnons de l’eau. Entre temps, comme nous ne voyons aucun bénévole, Diana appelle le 144 (les secours suisses), entre temps, une bénévole accourt et prévient ses secours. L’ambulance arrivera. 20 minutes après. C’est long et pourtant c’est la première mal en point.

Les coureuses continuent leurs courses. Et nous voyons arriver la voiture balai et la police. 20 minutes plus tard, l’ambulance arrive. Je ne vous raconte pas l’état de la petite, mais j’ai eu peur pour elle. Quant à nous trois (Mabel s’était arrêtée elle aussi), la bénévole nous demande de bien vouloir continuer. Sincèrement, j’étais tellement choquée que je n’avais pas envie de finir la course. Et puis, à trois, nous nous motivons. Coucou la voiture balai. C’est vrai que nous partons et que de voir la voiture balai est stressant. J’avais envie de m’arrêter et de monter dedans. Et puis, je me suis dit que si je lâchais, Mabel et Diana lâcheraient aussi.

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Donc, je me suis reprise et voilà qu’elles s’accrochent. Nous rattrapons les dernières coureuses et nous nous éloignons de la voiture balai. Nous descendons vers le lac, Mabel veut s’arrêter. Je lui prends la main et je la pousse pour qu’elle avance. On y est presque. À quelques mètres derrière nous, Diana ralentit mais tient bon. Les encouragements font chaud au cœur. C’est génial de repartir comme ça.

La ligne d’arrivée est proche et nous retrouvons le sourire avec Mabel pour finir ensemble ! Je reste à l’arrivée pour prendre en photo Diana. Et c’est ça qui est fort ! Nous avons rattrapé notre retard. Et ça crée des liens car avec Mabel et Diana, nous nous reverrons, c’est clair.

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Nous récupérons notre belle médaille. Le temps de boire un peu, de faire notre photo finisher, nous nous disons au revoir. Je reste pour prendre des nouvelles d’Ambre, la jeune fille qui était mal en point. Et là, je fonds en larmes. Le contrecoup de tout cela. J’adore car les gens pensaient que j’étais émue de ma première course. « C’est super, tu passeras au 10km l’année prochaine ! » Me disait une fille. « Si tu savais…  » pensais-je dans ma tête.

Je reprends mes esprits et comme j’avais rendez à 21h30 avec les copines pour dîner, je trainais pour voir les coureurs du 10km sur l’écran géant du village. Je constatais vraiment une super ambiance.

Mais comme j’avais déjeuné tôt, j’avais faim. Finalement, je suis allée à côté de mon hôtel et j’ai pris des pâtes. Tout simplement. Désolée, les filles mais je ne pouvais pas attendre.

Je rentre et je prepare minutieusement les affaires car le lendemain, ce sera semi-marathon. Vue la température bien haute, je prévois lunettes et crème solaire. La biafine est mise de côté au cas où.

Le semi-marathon de Genève

Je suis dans le tram et même si c’est une course que je prendrais « à la cool », il existe toujours ce petit truc dans le ventre avant une compétition. L’excitation qui commence. Le sourire aux lèvres, je me mets dans ma bulle. J’écoute ma musique. Uniquement avant le sas. Après, je retire mes écouteurs et j’en profite pour écouter les paroles de sas. Les anedoctes des uns et désastres. Chacun est dans sa bulle.

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Le premier bus est blindé. Nous prenons le suivant. Sauf que ce n’était pas le bon. Comme des bons moutons, les coureurs suivent le mouvement. Et puis le chauffeur nous fait descendre pour atteindre notre destination. Nous sommes maintenant dans le bon. Moins blindé que le précédent, je me retrouve même assise. Les visages sont tendus et à la fois heureux. La fatigue se lit dans les yeux de certains. Il n’est que 7h20. Beaucoup d’étrangers sont venus à l’occasion de ce week-end. C’est vrai que c’est une course à l’international. Et je les comprends ! Tu emmènes ta famille, tu cours et tu passes un moment de façon agréable.

L’année prochaine, j’aimerais bien faire ça aussi.

Les coureurs sont déjà bien présents et sincèrement même s’il y a du monde, c’est moins grandiose que le semi de Paris, mais tellement mieux. L’ambiance y est familiale et cool. Les gens se parlent.

J’attends dans mon sas. J’avais rendez-vous avec les filles suisses de mon groupe IGRUNNEUSES que je gère sur Facebook. A une station service. Mais je ne l’ai jamais trouvée. J’attends encore. Et puis finalement j’avance dans mon sas. Les coureuses s’échauffent tranquillement pour certains. D’autres préfèrent raconter leurs histoires de course en rigolant. Ça détend. Je suis assise et j’observe. C’est amusant de voir les détails des regards ou des attitude : ceux et celles qui viennent accompagné(e)s de leurs cheri(e)s. C’est impressionnant aussi de voir le nombre de femmes qui se lancent sur ce semi. Je trouve ça génial. Je demanderai les statistiques par la suite. C’est toujours intéressant de connaître le pourcentage de participantes dans une course.

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Le temps est top pour un départ à 8h30. J’ai préparé ma crème solaire et mes lunettes. Les températures seront chaudes vers la fin. Et c’est forcément (enfin pour moi), là où tu commences à fatiguer.

Je retrouve Marvin et nous partons en mode cool. Deux de ses amis le reconnaissent et bavardent avec lui. Je reste derrière en gardant mon rythme.

Je sens que le chaleur commence à bien m’embêter. On commence les premiers kilomètres en passant devant une clinique. Certains infirmiers sont devant à nous applaudir. Certes, il y a peu de personnes mais elles sont tellement top a nous encourager, à nous donner envie de continuer.

J’ai soif. Et je me dis que heureusement le premier ravitaillement est proche. Je sens que je vais apprécier l’eau. Dans ma tête, je m’attendais à de l’eau chaude vues les températures. Et puis pas du tout. L’eau est agréablement fraîche. Deux verres pour boire et un verre sur la tête pour faire descendre la température du corps.

Je continue mon parcours et je ne suis jamais seule. Surtout quand la route de campagne se rétrécit. J’admire les champs bucoliques entre hautes herbes et coquelicots. Ça donne envie de se poser et de pique-niquer. C’est la jolie campagne suisse que je découvrirais tout au long de ce parcours. Je me laisse guider par le flot des coureurs.

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J’étais tellement dans mes pensées qu’à un moment je ne me rends pas compte que je n’avais plus mon téléphone. Euh, comment dire ? C’est un peu comme si j’étais démunie. Heureusement, un jeune garçon l’avait ramassé et me demanda s’il m’appartenait. Ouf !

Du coup, je ne l’ai plus trop sorti.

Entre temps, nous arrivons vers le lac et c’est sublime. Non, seulement nous descendons et ça fait du bien au jambes mais on découvre le jet d’eau au loin. Ça veut dire que nous y sommes presque. Enfin, presque il nous reste encore 8 kilomètres.

Sur le bord de la route, beaucoup de coureurs sont allongés, victimes de malaises. Comme il fait très chaud, ça se comprend. C’est pour cela que je ne ratais aucun ravitaillement, j’avais fait attention à bien boire la semaine avant.

Quel enthousiasme sur les bords de route ! Je me souviens très bien de cette dame sur son vélo qui n’arrêtait pas de faire des allers-retours pour nous encourager. Elle hurlait de sa voix bien aiguë.

La suite n’est que du plat et de la chaleur. À un moment, je vois le pont vers le jardin anglais. Je me dis chouette, c’est bon. On y est presque ». Sauf que non, il fallait faire encore un tour pour accéder à l’autre côté de l’arrivée. Je pensais que c’était la même arrivée que la veille. Eh bien non. Pas de soucis. Je remarque le groupe de musique brésilienne. J’aime beaucoup. D’ailleurs, je suis allée les voir après car j’ai vraiment aimé.

Ce qui est cool avec les réseaux sociaux est qu’une de mes followeuses me donne leur nom de groupe car elle avait vu ma story.

Bref, l’arche de l’arrivée est proche et je suis heureuse de la franchir. La médaille est belle et j’ai hâte de la porter au cou. Je retrouve Marvin au ravitaillement. Et je pense à ces marathoniens qui doivent continuer pour finir sans encombre.

Je prends ma photo de finisher quand même et je me dirige vers l’hôtel. Il est temps de prendre une bonne douche et de se reposer. Et puis au bout d’un moment, je me dis que c’est dommage de rester dans la chambre en attendant mon train. Je file vite vers l’arrivée. Je m’installe et j’encourage à fond.

Je me rends compte de l’émotion même derrière la barrière. Les larmes sont montées quand j’ai vu deux enfants courir vers leur papa et l’embrasser. Ce papa avait les larmes aux yeux. C’était hyper émouvant.

Je continuais d’encourager et il s’avère qu’une de mes followeuses me reconnaît et me remercier pour mes encouragements à la fin. Je vois arriver des filles du marathon -relais et je les filme en les encourage. Sans savoir qui elles étaient. Je trouvais ça génial de courir ensemble. Là aussi, une adorable followeuse crie mon nom. Elle m’écrit sur ma story et je lui envoie la vidéo de l’arrivée. C’est vraiment sympa de voir les réseaux sociaux peuvent contribuer à de belles rencontres et de beaux partages.

Il est temps de rentrer à l’hôtel récupérer mon sac à dos. Et de partir.

J’ai vraiment adoré ce week-end de course à Genève. J’ai remarqué que j’étais dans le moment présent à chaque fois. Je profitais de chaque instant réellement. Et je me dis que c’est vraiment cela qui est appréciable. L’organisation des différentes courses est nickel. Et j’ai aimé le côté familial de l’ambiance.

Tout le monde peut participer même en marchant. Et c’est bel esprit qui me donner envie de revenir à Genève.

À bientôt,

Nadia

Publié par

Runneuse, hyperactive et parisienne, je profite de la vie comme il se doit! J'adore partager mes aventures sportives et parfois moins sportives.

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