Quitte à visiter Londres, autant s’inscrire à une course. Je n’arrive pas à laisser mes baskets de côté quand je pars à l’étranger. C’est même devenu une excuse pour découvrir une ville. Et je ne connaissais pas les quartiers du nord de Londres.

De plus, quand vous décidez de partir sur un semi-marathon, c’est un peu l’inconnu. Surtout quand on ne connaît pas le parcours. Je savais que j’allais le prendre comme un challenge mental mais avec une belle arrivée à Wembley.

Avec une tendre pensée pour mon amie Laetitia. 

Voici donc le récit de ma course londonienne. 

Pourquoi cette course ? 

Tout cela grâce à une discussion autour d’un chocolat chaud avec Laetitia. On papote courses et on se dit qu’on aimerait bien faire une course où on ne connaît personne, sans pression, juste du plaisir. Le Semi-Marathon de Paris est pratique car à côté mais on connaît un peu tout le monde. Et puis, un jour, on avait reçu l’email annonçant la course.

Bref, je dis oui . Je m’organise.

Forcément, Je l’annonce à ma famille. Et très rapidement mes quatre frères se joignent à moi pour participer. Et comme je suis leur grande soeur, je m’occupe de leur donner tous les renseignements possibles. La dernière fois que la famille s’était retrouvée pour courir remonte au Marathon d’Amsterdam 2015. On s’est promis de refaire au moins un week-end-course par an.

Samedi 12 mars

Le problème quand tu vas courir dans une ville est de rester assis à un café et ne pas bouger. Évidemment, j’entraînais mes frères dans Londres. Je ne vous raconte pas le nombre de kilomètres effectués en marchant pour visiter Londres. 21 km pour profiter de NOPI, pour se promener dans Soho et voir Big Ben. 

Ensuite, comme la course se situait vers le nord de Londres, il nous a fallu du temps pour y aller. Prendre la ligne Bakerloo pour descendre à Wembley Station. Il faudra compter 15 bonnes minutes pour accéder à la gare. On arrive dans un bel hôtel et à quelques mètres du départ. Un luxe que l’on s’offre pour éviter le stress de la course. La tenue de sport est prête. Le réveil aussi. Avec l’heure de décalage, c’eût été dommage de rater le départ. A 23h, il est temps de se coucher.

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Jour J : le Wembley Stadium nous attend. 

Une bonne douche avant de se préparer. Les messages WhatsApp fusent entre nous. Ca vanne bien. Pas de petit-déjeuner pour nous, j’avais prévu les cookies sports. Oui, ça existe maintenant. Bon, certes j’avais fait des gros cookies mais c’était mieux que rien. Mes frères rigolaient sur la taille des cookies. « D’habitude, tu t’appliques ! « Mais bon, là, sérieusement je n’avais pas le temps.

Je pris tout de même une barre en me disant que celles des ravitaillements ne me conviendraient éventuellement pas. Je descends avec un poncho. Finalement, il restera dans mon sac avant de sortir. Le temps était idéal pour courir en t-shirt.

Beaucoup de monde dans le stade et honnêtement la course est hyper bien organisée avec des bénévoles qui te guident si besoin. Je ne me sens absolument pas perdue. Comme j’étais à côté du départ, je n’avais pas besoin de venir avec mon sac. Néanmoins, les vestiaires avaient bien fluides. Les appels à aller vers le départ nous relançaient régulièrement, je me demandais d’ailleurs pourquoi. J’ai vite compris. Il fallait marcher tout de même 5 bonnes minutes pour y accéder. La foule était calme et bien disciplinée. C’était drôle ! Ca changeait des courses parisiennes. J’entendais néanmoins certaines voix françaises. Bref. Et on nous entendait aussi ! Avec mes frères, on n’arrêtait pas de se vanner et on a passé de bons moments. Quand le départ est lancé à 8h30, on avance et à 8h36, ce sera à notre tour. C’est ponctuel et rapide. 

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Je laisse mes frères partir parce qu’ils étaient plus rapides que moi. Dès le premier kilomètre, je sens que je vais me prendre plein de côtes et de faux plats ! Je n’avais pas regardé le parcours. Ça monte bien. Et là, je pense à ma copine Sonia avec qui je cours habituellement. Elle déteste les côtes et j’entendais sa voix dans ma tête : « Ah la côte de 😱 !  » Je respire et je me concentre. J’avais oublié mes écouteurs et je me sentais bien seule. Je m’inventais des histoires dans la tête et puis je cours en observant autour de moi : les coureurs, les habitations et les bénévoles.

Mon super t-shirt 

La veille, j’avais fait floquer mon t-shirt sauf qu’… il ne restait que des grosses lettres. Je ne vous raconte les fous rires de mes frères qui allaient aussi aussi porter  ce t-shirt. Mais ils étaient tellement contents de me faire plaisir.

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Et heureusement que j’avais mon prénom écrit en gros car les bénévoles m’encourageaient avec des « Go Nadia  » !

Retour sur le parcours 

Les kilomètres passent et j’ai trouvé le parcours déprimant. Il n’y avait que des maisons classiques. Il n’y avait pas beaucoup de monde sur le parcours et c’est bien dommage. Heureusement que j’avais un bon nombre de coureurs avec moi et l’ambiance au sein du groupe était bien.

Le fait de porter ce fameux t-shirt me permettait de discuter avec des curieux. « Tu viens de Paris ?  » « So great !  »

Et surprise ! Mon amie Ogeshi qui habite à Londres me fait une tape dans le dos ! Cela me fait hyper plaisir.  Cela fait trois ans que je n’ai pas eu l’occasion de la voir. La dernière fois, elle avait couru avec moi les 10km de Londres. C’est énorme ! Tu croises la seule copine anglaise (qui court) parmi 6000 coureurs.

Tout à coup, j’aperçois en face de moi les premiers coureurs qui retournent vers la ligne de départ. Ils vont deux fois plus vite que moi. Et le reste des coureurs arrive. Et là, je me dis que j’en ai encore pour longtemps. Et comme cela dure pendant très très longtemps, je laisse ma tête ailleurs et je me laisse guider par mes jambes. Et à un moment-là, je vois mes frères et je jubile. Ils hurlent mon nom et je  suis reboostée.

On arrive vers le Allianz Park Stadium et un petit tour sur la piste. Mais personne sur les gradins. 😉

Et cela signifie qu’on est à la moitié. Et là, je repars derechef. La moitié m’attend et la seconde partie sera beaucoup plus facile et là, je discute avec une fille qui adore courir les semi-marathons. Elle pensait que le parcours serait beaucoup plus facile que cela. Moi aussi.

Et comme le retour est une boucle. Les descentes deviennent des montées et les montées deviennent des descentes. Logique. 

Côté ravitaillement : les bouteilles d’eau sont distribuées très régulièrement. En revanche, pas de solide. Heureusement que j’avais pensé à ma petite barre. Vers le 18ème kilomètre environ, il y a une distribution de bonbons pour le petit boost de la dernière étape.

Et on arrive vers le stade de Wembley !

Ca en jette. Il y a beaucoup plus de monde sur les côtes et l’arrivée est vraiment sympa. Sauf le moment où on entre dans le stade, On passe forcément par le parking. Et ce n’est pas très glamour. Et l’entrée dans le stade avec la vue sur les sièges rouges est incroyable. Les spectateurs sont présents en nombre. Il reste beaucoup de places encore. Le stade a l’habitude d’accueillir des stars et avec du monde. Aujourdhui, c’est nous les stars ! Et encore plus quand la speakerine hurle mon prénom vue la taille de la typographie sur mon t-shirt, elle me voyait de loin. Cela fait toujours plaisir.

Je recroise mon amie Ogeshi et nous en profitons pour prendre des photos.

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Nous repartons pour récupérer notre banane, notre bouteille d’eau, notre t-shirt Finisher et  avec un sac avec une barre, un sachet de thé, un paquet de mouchoirs. Une couverture de survie est proposée et elle bien utile car la pluie vient de tomber sur le stade.

L’organisation est juste top, le parcours est vraiment « hilly » pour un semi sur route. Mais finalement, j’ai bien aimé parce que ce semi était différent des autres. Simple et avec un côté challenge aussi. Et en même temps, c’était un super moment de partage en famille. On réfléchit déjà à la prochaine course ensemble.

Si vous avez des questions supplémentaires sur la course, n’hésitez pas à les poster.

A bientôt,

Nadia