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J’avais commencé à ecrire ce billet avec comme titre : « Cet insoutenable  sentiment de nullité « . Sentiment que je ressentais depuis un moment. Et puis, jai changé car vous me connaissez, j’arrive à rebondir vite de mes expériences positives ou négatives d’ailleurs. Et j’avais envie de raconter ce que je ressentais face à la difficulté de progresser face au sport.

Le mois de novembre est presque terminé et je me rends compte que j’ai encore pas mal bougé. Pour préparer mon objectif 2017 et pour compléter ma pratique de la course à pied, je me suis attelée à une grosse tâche : progresser en natation. Partant de rien, je ne pouvais que progresser d’ailleurs.
Un nouvel entraîneur et une nouvelle discipline de travail ne pouvait m’apporter que du plus. Mon coach est cash, pas de chichis. Il va droit au but. Et en même temps, il est juste. Il n’ira pas spécialement dans mon sens et n’écoutera pas mes excuses. Straight to the point comme dirait mes copains américains. Et d’un autre côté, il a raison. Plus d’excuse, soit j’écoute ce qu’il dit soit je rentre chez moi.

Tous les lundis, je brave dans le froid et la nuit noire pour prendre le métro et aller à la piscine. J’apprends à mieux nager. Ce n’est pas facile. Car il faut aussi renoncer à beaucoup de choses et en accepter d’autres. Quand tu es vraiment la plus nulle et que depuis le début séances le coach te hurle dessus parce que ton bras n’est pas aligné ou que tu ne sais pas respirer, il en faut de l’abnégation pour accepter cela. Mais surtout quand il me te dis qu’il faut que j’arrête de me mettre la pression pour rien, que je dois apprendre à avoir confiance en moi.

Et quand au bout de la quatrième seance, il te lance un compliment (venant de sa part, je le prends comme tel) et bien tu jubiles. Non, pas qu’on soit avare de compliment mais il est hyper exigeant et souhaite que je progresse vite. Je n’ai pas confiance en moi dans l’eau et il le sait. Il me bouscule dans mes certitudes et il a raison. Je dois sortir de ma zone de confort et oser. Je suis déjà beaucoup plus à l’aise quand je suis dans l’eau. Mais je me trouve nulle par rapport aux autres et c’est ce qui me dessert. se comparer aux autres n’amène a rien et au contraire nous bloque. D’ailleurs, c’est pour cela que j’avais envie de partir au milieu de ma première séance tellement j’en avais assez de boire la tasse et de ne pas savoir associer les mouvements avec ma respiration. Je m’accroche inexorablement à l’échelle prête à sortir. Terrible sensation ! Et le coach qui me lance : « tu ne sortiras quand j’aurais dit que c’est la fin. » Oui, chef !


Et puis, tous les lundis, je me posais la même question : j’y vais ou je n’y vais pas? Mon sac de piscine était prêt pour ne pas perdre de temps. Et puis tous les lundis, je partais à 20h30 pour mon cours avec cette petite boule au ventre. Vais-je réussir à nager correctement? Combien de fois l’entraîneur va t’il me faire des remarques? J’ai l’impression d’être un peu maso.
Et pourtant, j’ai accepté de revenir tous les lundis pour progresser, pour me persuader que j’étais capable. Capable d’aller jusqu’au bout et de ne plus avoir peur d’être débutante. Ne pas avoir honte d’être la lanterne rouge du groupe. J’ai un objectif pour la fin de l’année scolaire et j’ai 9 mois pour m’entraîner.

Je suis tenace et j’ai envie de prouver que je peux y arriver. Surtout pour moi. J’ai envie de ressentir ce sentiment de fierté propre au dépassement de soi.

Se dépasser. Mais pourquoi? J’ai envie de me challenger un peu en 2017 et les années suivantes d’ailleurs.

J’ai juste envie de me sentir vivante. 

Alors même si mon coach est brute de décoffrage et que j’ai envie de l’envoyer bouler bien des fois, ses remarques sont intéressantes. Je me dis que finalement c’est ce qui me correspond. J’avais juste besoin de ce coup de pied aux fesses pour avancer.


Et comme vous me connaissez, je suis déterminée et j’ai mis en place un plan d’action (le mot est fort mais l’idée est là).

  • Planifier ma séance : je reçois chaque dimanche soir mon plan d’entraînement et je sais à quoi je vais m’attendre. Je peux donc visualiser ma séance et relativiser. Par, ailleurs, mon sac de piscine est prêt en rentrant comme cela plus d’excuses.
  • Éliminer les pensées négatives et se motiver pour la séance.
  • Se créer un « Motivation Board  » pour garder en tête son objectif et ne rien lâcher. Effectivement, se rappeler ce qu’on attend de soi et sa détermination feront toute la différence. Lorsque j’arrive à visualiser les projets, cela me donne plus de motivation et je me répète que le travail et la régularité fera toute la différence. Il suffit de se pencher sur son plan d’entraînement ou son « motivation board » 5 minutes par jour pour vous donner l’impulsion nécessaire et la piqûre de rappel. Rester focaliser sur son objectif.
  • La peur est naturelle et reste notre premier obstacle à notre immobilisme. Et c’est pour cela qu’il faut savoir être entouré(e) par des personnes honnêtes et bienveillantes pour vous  à atteindre vos objectifs. Que ce soit un coach ou l’environnement familial, les amis, vous avez certainement un cercle proche prêt à vous booster, a vous réveiller si nécessaire et à vous encourager. Alors, n’hésitez pas à vous confier à eux. Vous serez bien rassuré(e).

Voilà, je me sens mieux. 😉


Nadia