Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas participé une course en pleine nature. Et cela me manquait. La dernière remonte à … longtemps en mars dernier. Et mon plus beau, celui de la montagne Pelé lors du Raid des Alizés me rappelait de beaux souvenirs.

C’est donc grâce à ma binôme préférée Sonia que je m’inscrivais à ce trail. Elle m’en ventait les mérites et le côté sympa depuis super longtemps. Et puis c’est pour la belle cause avec l’association Laurette Fugain, cela me donnait une raison de plus pour aller courir dans les bois.

Moi : Oui mais sans voiture, c’est galère pour y aller.

Elle : Ne t’en fais pas, on se rejoint en bas de la maison et je t’y amène en voiture.

Moi : tope-là ! Ça me va !

Et puis courir entre copines, c’est tellement sympa et je savoir qu’il n’y aurait pas de prise de tête et que des bons moments.

Bref, pendant que certains copains coureurs s’alignaient sur l’Ekiden. Je quittais pour une fois Paris. Je prends le métro pour rejoindre ma copine Sonia et je vois le flots de coureurs descendants à Bir Hakeim. D’ailleurs, un coureur me demande si je vais courir l’Ekiden avec mes chaussures de trail. Euh, non pas vraiment !

J’arrivais près du métro pour le RV et voilà que je vois arriver Sonia en tenue et avec un sac de courses avec sa tenue de rechange et ses UGG. Précision, il faisait super froid. Autre précision, j’avais oublié ma tenue de rechange !

Elle : mais c’est la base, ma chérie (elle le dit souvent parce qu’elle est classe et distinguée). Il va faire froid et il y aura de la boue. Une erreur de débutante.

Moi : Oui, je sais (toute penaude)

Il faut dire que la veille des amis se sont installés chez moi pour dîner et je n’avais préparé que ma tenue de course et c’est déjà bien. ) Et nous voilà parties dans sa jolie Smart bien pratique.

Finalement, le trajet fut bien rapide et nous arrivons dans le gymnase bien chauffé. Sincèrement, un gymnase est un luxe. On va récupérer nos dossards. J’avais oublié de donner mon certificat médical comme je l’ai toujours sur mon Iphone, le bénévole du litige l’accepte et je récupère mon dossard et mon sac de goodies avec le fameux buff violet. Je les collectionne et je les adore. On rencontre et discute avec Laurent le photographe officiel et ma copine Christine qui se challenge sur le 35km. Elle partira avant et je lui envoie mes ondes positives. On dépose nos bagages.

On a le temps et on s’assoit sur le banc.

Elle : j’ai envie d’un croissant.

Moi : tu n’as pas un euro?

Elle : non, mes sous sont dans mon sac, à la consigne.

Moi : attends. (Je fouille dans mes poches). Tiens deux euros.

Et c’est comme ça que Sonia va acheter un croissant pour moi et un pain au chocolat. C’est une question de solidarité bien sûr. L’argent sera reversé à l’Association Laurette Fugain. Et nous mangeons les viennoiseries par solidarité, évidemment.

Manger un croissant 30 minutes avant était risqué. Enfin pour moi. Je mange toujours 2h avant et sincèrement, je me suis laissée influencée.

Elle : on sortira 5 mn avant le départ parce que j’ai vraiment froid.

Moi (pas embêtante) : ok.

Le départ approche et nous sortons. Et dans la foule, je retrouve Colombe avec qui on prévoit de pédaler ensemble. Ça me fait sincèrement plaisir. Et Sonia rencontre Mimi et son mari. Un bout de femme extraordinaire que nous croiserons plus tard. Le temps de faire connaissance dans le stade et voilà la cloche sonne le départ.

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On sort du stade pour faire le tour du pâté de maison. On arrive dans la forêt et sincèrement quel immense plaisir de se retrouver dans la nature. Au début, c’est du plat et je me fais un plaisir de répéter : « c’est beau, on a de la chance de vivre cela !  « . Sonia aurait pu dire : « ouais, ouais. » Et pourtant, même si elle l’avait déjà terminé, elle s’exprimait aussi de façon élogieuse devant ces couleurs d’automne majestueuses.

Bon, rapidement les côtes arrivent et nous retrouvons Mimi avec qui nous discutons agréablement. Elle doit avoir 70 ans, court comme nous avec 45 marathons au compteur. Et là, je suis admirative. Elle nous raconte qu’elle a rencontré son mari sur le tard, coureur comme elle.

« La première fois, on s’est envoyé en l’air. » nous raconte-t’elle. Euh, je suis un peu étonnée. Sonia sourit. Et Mimi, toute mignonne, d’enchaînait : on a sauté en parachute et c’était génial.  » Ouf, je suis rassurée par ce malentendu.

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Les descentes arrivent aussi. Finalement, cela reste équilibré. J’adore les descentes et c’est un bonheur de les faire. Neanmoins, il va falloir faire attention aux pierres et aux branches cassées. Sonia est prudente et souhaite ralentir pour éviter les vols planés. Je la comprends surtout quand elle voit un endroit et me raconte qu’elle a vu sur un banc un ami qui s’était  vautré lamentablement.

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On continue notre bonhomme de chemin et le silence autour de nous est appréciable. On approche vers le cimetière. Des groupes de marcheurs se mettent sur le côté pour nous laisser passer. Sur le coup, c’est gentil. Mais quand on longe le cimetière et qu’on se retrouve avec d’autres coureurs à se demander si c’est bon le chemin. Cela augure de mauvaises choses. On continue et on voit des coureurs à un croisement. Je regarde Sonia et on se dit que c’est le chemin du retour.

Elle : c’est la route après la Thérèse.

Moi : Oh mxxxx ! Bon, qu’est-ce ce qu’on fait?

On s’est trompée de chemin et pourtant on n’a pas vu les balises.

On va voir la bénévole qui nous dit qu’on a raté une signalisation et on se décompose. Une des coureuses qui nous suivait nous dit qu’elle ne fera pas la fameuse côte Thérèse et nous la voyons partir vers l’arrivée. Pas très honnête comme comportement mais chacun son jugement.

Avec d’autres coureurs, on décide de repartir vers le cimetière et retrouver le chemin. Pas question de partir sans avoir fait la Thérèse ! 

Nous retrouvons la signalisation qui … était cachée par ce fameux groupe de marcheurs. Croyez-moi, on avait les boules !

Bref, on continue et on arrive vers le bas de la côte. Je retrouve notre ami Laurent, super photographe qui immortalise ce moment et nous encourage avec les autres bénévoles.

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copyright : Laurent Devillechabrolle
Et là se dresse devant une 😱 côte ! Comme dirait Sonia (si tu permets ) une xxxx de côte de sa mère ! Effectivement, alors forcément on marche et on sourit. J’entends les jolies voix des supportrices de l’association Laurette Fugain. Elles sont top et nous donne beaucoup de force.

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Désolée pour la qualité de l’image mais je n’ai que celle-ci.
Arrivée en haut de la fameuse côte, je me pose et je me dresse (fièrement) devant elle. Et je me dis qu’il va falloir bosser les côtes pour les prochains entrainements.

On repart vers Vélizy  et on croise déjà les traileurs du 35km. Je crois qu’on n’est pas les premiers. 😉 Ce n’est pas grave, on a l’habitude. On les félicite. On a failli encore se perdre à un moment sur un mini-carrefour mais nous avions raison de suivre un coureur affûté du 35 km.

On sort de la forêt pour arriver vers la ville et le stade n’est pas loin. Super, on entre pour faire 300 m et finir avec beauté. Nous récupérons notre médaille et nous allons nous restaurer au ravitaillement. Parce pendant le parcours, le ravitaillement était à base d’eau et pour ceux qui n’avaient pas prévu du solide, pas de chance pour eux. Quelques morceaux de sucre auraient pu faire l’affaire mais bon. Le seul point d’amélioration de la course.

Et côté ravito à l’arrivée, c’était super avec la super soupe, le sandwich au reblochon et les beignets. Je suis plutôt salé et je vous assure que un bon fromage est vraiment appréciable pour la récupération.

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On récupère nos sacs et je retrouve Colombe avec qui je discute longuement. On va se planifier des sorties vélo pour notre prochain triathlon.


Sincèrement, ce fut une belle course sans prise de tête ni chichi. Cela me convenait bien. J’ai adoré passer un super moment avec Sonia et on se retrouvera sur la ligne de départ du Semi-Marathon de Boulogne-Billancourt pour une autre ambiance.

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A bientôt,

Nadia