Triathlon de Chantilly

C’est l’histoire d’une fille qui aime les défis et le dépassement de soi. Cette fille, c’est  moi. 😉 

Voilà voilà, nous y étions presque. J’y étais.  La fin de l’été s’achève sur le Triathlon de Chantilly version Louis XV pour moi le samedi et version haut-niveau pour ceux du dimanche.

Tout l’été, j’ai pris des leçons de natation pour améliorer ma technique dans la Méditerranée et à Deauville. J’ai pédalé, pédalé et j’ai reçu mon beau vélo 4 jours avant le triathlon et j’en étais ravie. Le temps de le tester sur route tout de même. J’ai couru. Ce que je fais de mieux parmi ces trois disciplines.

Et samedi dernier fut le grand jour pour mon premier triathlon. Depuis le temps que je l’attends. N’est-ce pas?

La veille, je rentre tardivement de vacances en Normandie. Ma housse et mon vélo sont prêts à embarquer dans le dernier train en direction de Paris. Mon  sac à dos est prêt aussi. Finalement, j’aurais dû prendre le train plus tôt pour avoir le temps de faire quelques courses. 

Triathlon de ChantillyEffectivement, en rentrant après un mois absence, j’avais zappé que mon frigo était vide et que je n’avais plus rien. J’allais me débrouiller avec ce que j’avais. Je dinais très très légèrement. 

Je m’organisais tardivement avec ma chère Marion pour le trajet en voiture.

C’est bon, je n’ai rien oublié. Je vais me coucher alors que tout le monde regardait apparement Koh Lanta. J’avoue, ce n’est pas ma tasse de thé.

Le jour J

J’avais donc rendez-vous à 6h15, près du métro Wagram. C’est tôt. Très tôt. Et vu mon fail  de l’année dernière, je préférais mettre trois réveils. Et finalement, ça a fonctionné. Mais quelle chaleur dans la maison ! Ma bouteille d’eau était posée sur ma table de de chevet et je n’arrêtait pas de boire. Le tri de Chantilly annonçait plus de 35•c et j’avoue que ça fait un peu peur. Je n’ai pas l’habitude de tout cela.

Ma distance : le Louis XV 400 m de nage, 20 km de vélo et 4 km à pied ! 

Triathlon de Chantilly

J’avais des doutes, des craintes, des appréhensions bref, tout ce que vous voulez. Je m’étais persuadée que je ne pourrais pas être à la hauteur. Et puis, un message reçu , un mantra. Je devenais mentalement plus forte. J’avais envie de montrer que je pouvais faire encore plein de choses, partir pour des défis de plus en plus grands. Rêver fait partie de ma vie. Et agir encore plus.

J’ai eu de la chance de partir Marion, plusieurs fois triathlète et super disponible à m’aider. Que ce soit au niveau mécanique. Ben oui, je ne savais pas trop comment remonter mon vélo. (Mais j’apprends vite). Et puis j’avais plein de questions. Elle savait me rassurer. Direction le Château de Chantilly.

Triathlon de Chantilly

Sur le chemin, on rencontre Romain, journaliste chez 20 minutes. Là aussi, il me rassure. On fait la queue pour récupérer notre dossard mais je crois que je suis tombée sur un novice. Il ne me demande ni carte d’identité, ni certificat médical. Je remplis mon pass triathlon et apparemment cela suffisait. Et j’aperçois aussi Athaa qui avait pris le train. C’est toujours sympa de rencontrer les amis.

Triathlon de Chantilly

Je repars rejoindre Marion et tous les autres qui préparent leurs sacs et vélos. Je remarque que le gars avait oublié de me noter le numéro de dossard sur la main et sur le mollet. Heureusement que Marion avait l’œil. 😉

Nous faisons la queue pour déposer le vélo… J’observe autour de moi et apparemment il y a beaucoup de débutantes. Et c’est vraiment top car cela permet d’échanger et de se dire que voilà, il faut bien un début. Je pose mon vélo et je vais copier la disposition du matériel sur Marion et Romain qui partiront avant moi.

Triathlon de Chantilly

Je pose le vélo, puis le casque sur le vélo, les lunettes, les gants et le porte-dossard pour gagner du temps lors des transitions. Euh comment dire, je sais que j’en perdrais quoiqu’il arrive. Les baskets sont posées sans paire de chaussettes pour moi car elles sont faites pour courir sans aussi. Casquettes et bouteille. C’est bon, tout y est.

Triathlon de Chantilly

J’avais déjà mis ma trifonction. Oups, pas facile à porter mais après tout, on est tous dans le même cas. Il va falloir assumer le côté moulant. Juste avant, je remets la trifonction à Karim qui sera sur la même distance mais en version plus rapide. Et ma copine Insaf en plein stress ! Elle s’est lancée sur le découverte en mode cool et je suis tellement fière d’elle.  Avec Stéphanie, on discute et on se détend. Le temps est magnifique et sincèrement j’adore.

Je suis super en avance et je dépose mon sac dans la tente presse. Le temps de laisser le sac et de papoter avec les copains. Le départ du Condé donne envie de plonger dans le bassin mais en même temps, je commence à stresser. Je respire profondément. J’essaie mes exercices de relaxation et ça marche. Je retrouve Sonia avec qui j’avais couru il y a quelques années et cela me fait plaisir. Nous partons écouter le briefing . Nous sommes installées et écoutons attentivement les parcours de natation, du vélo et de course à pied. Je regarde mais honnêtement, je vais suivre les gens. Donc, je ne m’inquiète pas trop.

La natation 

Le départ approche. On saute dans l’eau. Même s’il fait super chaud, l’eau est fraîche et je n’avais pas de combi. Finalement, on s’habitue mais en revanche la sensation de marcher dans la vase, je ne connaissais pas. Je me sentais pas à l’aise. Mais pas le temps de réfléchir, il faut y aller. Le départ est lancé.

Triathlon de Chantilly 2016

Je découpe mentalement le parcours : 4 bouées de 50m. Je nage près des bouées comme s’il y avait une ligne bleue imaginaire. Comme celle du marathon. Je nage en brasse coulée parce que le crawl n’est pas mon fort. Mais qu’importe l’essentiel est d’avancer n’est-ce pas? Et le crawl sera au programme d’entraînement de cette année. J’ai bien reçu des coups mais on me dit que c’est un classique et encore c’est soft. Beaucoup de débutantes et je ne suis pas seule vers la fin. Je m’en moque et je prends du plaisir. Hop 200m de fait et je retourne vers le départ. Le bassin me paraît alors grand. Lorsque que j’arrive, des bénévoles nous aident à sortir de l’eau car cela glisse un peu. Je file récupérer mon vélo et il faut courir un peu.

Triathlon de Chantilly 2016

Je dépasse des filles qui sont déjà épuisées par la natation. Je file mettre mon casque etc. Et je me dirige  vers le parcours vélo. J’avais peur. Honnêtement, j’étais tétanisée par mon accident de Cannes. Et puis, je me suis mise dans une optique positive en me répétant mentalement que j’allais y arriver. Que je pourrais prendre plaisir même. Je me parlais à moi-même et j’avais travaillé la chose en sophrologie. Le parcours était sympa et avec peu de voitures. Et de bénévoles aussi. Je restais concentrée sur mon vélo. J’étais rassurée. Je ne l’avais que depuis 4 jours mais très vite, je me suis habituée. Et puis, honnêtement il est super beau !

J’arrive au 10ème km et je crois apercevoir Marion. J’avais soif. Certes, j’avais mon bidon mais je n’étais pas très à l’aise pour boire en pédalant. Un bénévole me tend un verre. Je m’arrête deux secondes. J’ai chaud ! « Je vous mets de l’eau sur la tête?  »  » Partout, monsieur partout !  » Je vois Marion qui malheureusement a crevé. Quel dommage ! J’étais triste pour elle. Elle me donne un gel super (bon d’ailleurs ) car il n’y en avait plus. Je repars avec ses encouragements et en forme. Cela fait un bien fou.

Je fais gaffe tout de même dans les descentes car pas très à l’aise mais quand même. Les montées me paraissent plus accessibles.

Vers l’arrivée, je freine et je m’arrête pour entrer dans la zone de transition. Et vous savez quoi? La chute. Rien de grave mais une belle écorchure. J’avais les jambes lourdes et j’ai chuté bêtement. Je me relève et vais me dépêcher de poser mon vélo et mon casque , prendre ma casquette et de l’eau. Il fait super chaud.

La course 

Je n’avais plus de jambes. Pendant mon entraînement, je n’avais jamais fait le combo vélo et course. Je l’ai bien senti. Ah mes jambes ! Je courais au ralenti et avec cette chaleur, j’ai eu du mal. On courait dans le parc du Chantilly et je découvrais un endroit que je ne connaissais pas. Cela me donne une idée de sortie pour les prochains jours.

4 km. Cela paraît des cacahuètes, certes. Mais quand on a nagé et pédalé avant, ce n’est pas la même chose. Je voyais l’arrivée et les petits escaliers à monter avant. Pas cool les gars ! Sympa d’avoir des spectacteurs sur l’arrivée car quel dommage de ne pas en avoir dans le château. Il faut dire que l’entrée pour les accompagnants est payante et cela peut en rebuter beaucoup. Et puis la distance aussi. En effet, qui va se lever tôt pour aller regarder des sportifs? 😉 

Je suis TRIATHLÈTE !

Enfin, vous imaginez ! J’avais tellement envie de le devenir. Cela signifiait tellement pour moi. J’avais l’impression d’avoir vaincu ma peur du vélo. Et rien que pour cela, je suis fière de moi. 

Je vois Pauline de Bernascom et j’en profite pour la féliciter pour ce premier triathlon. Je trouve cela génial de se lancer comme ça.

Le temps de recevoir ma médaille et de partager cela avec mes amis.

Triathlon de Chantilly 2016

Le temps d’une petite assiette dans la tente presse, de débriefer avec les copains et je repartais rapidement avec Marion. Direction, le parking. Ce dernier était blindé de voitures avec porte-vélos. Pour faire du triathlon, il faut investir. C’est certain.

Triathlon de Chantilly 2016

J’ai adoré faire ce triathlon et je remercie sincèrement la team Bernascom de m’avoir offert ce dossard et de participer à un superbe moment.

Triathlon de Chantilly 2016
A bientôt,

Nadia