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Un week-end bien chargé avec un course de danse avec Fauve Hautot en haut de la Tour Eiffel et un mariage haut en couleurs. Donc imaginez l’état de mes cuisses lorsque le lendemain je devais aller courir les 10km pour Elles.

La veille, j’allais récupèrer mon dossard avec ma copine Sonia. Elle venait me chercher après le cours de danse. Direction les quais! Avec les inondations, je pensais même que la course serait annulée. Finalement non et c’est tant mieux. Les dossards des copines récupérés, je leur donnais rendez-vous à 9h devant le métro Quai de la gare. Marion arrive et Aicha fait de même. Une belle équipe! 

Le départ est donné Bibliothèque François Mitterand. Comme les années précédentes. Effectivement,  Infiniment Sport a décidé de garder le même parcours même sans la marque au Swosh. On pouvait déjà remarqué que l’absence de Nike avait permis moins de bling bling sur les événements, moins de selfies et plus de travail. Les coachs sont prêts à aider et à conseiller et les filles sont là pour progresser et pas pour le cadre trop voyant. Un peu de sobriété ça fait du bien. Surtout après le fiasco de l’année dernière. Voir compte-rendu.

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J’avais rendez-vous à 9h10 Metro Quai de la gare. Je retrouve les copines pour leur donner le dossard pris la veille. La team Run au féminin est représentée aussi avec Mary, Aurélie et Nadia. Cette dernière me dit quelque chose d’ailleurs. Le temps est gris nuageux et je suis fatiguée par le mariage de mon cousin fêté la veille en grandes pompes. Et pour moi, qui dit mariage dit danse. Et donc ce matin, jambes en béton. On avance vers les consignes pour déposer nos affaires. Nous serons en tshirt et vu le temps super bon, j’aurais même dû me mettre en short. On prend son temps, les filles arrivent en groupes le plus souvent. Je retrouve Carole et Agathe mes accolytes de la semaine dernière pour une nouvelle aventure : les mener en moins de 1h09. Mais ça, elles ne le savaient pas encore.

Le départ est à 5 minutes de la Bibliothèque François Mitterand et nous croisons beaucoup de connaissances. Forcément, dans une course parisienne et féminine, il était certain de rencontrer les copines et même mes lectrices qui venaient me dire bonjour. Merci à vous de me lire. Et puis le flash, Nadia citée précédemment est la maman d’un de mes élèves que j’avais eu en maternelle il y a 5 ans. Elle est toute émue de me retrouver.

Bref. Le départ. 

La musique est lancée, on se retrouve avec Laetitia, Carole, Marion, Aicha, Patricia, Agathe et Sarah dans le sas. On s’échauffe et on rit. Et quand on entend le speaker dire : « Vous êtes chaudes les filles!  » Nos regards se croisent et on se demandent s’il a vraiment dit cela où on rêve! On éclate de rire car dire ça devant 3500 filles, faut le faire. Ou être bête.

Le départ est lancé, les filles sont prêtes à battre leur record sur un parcours pas si roulant que cela.

Les spectateurs sont nombreux et il est vraiment agréable de pouvoir courir en ayant de l’espace. Nous ne sentions pas étouffées. Ah sur le côté, je vois Amadou, notre copain photographe. La veille, je lui avais dit que j’aimerais bien le croiser. C’est chose faite pour une fois. On avance vers le Boulevard Arago, on passe devant la prison de la Santé. Les filles sont bien. On commence par un faux plat et ma foi, elles tiennent bien le rythme. Le souffle est bon, pas de visage rouge. Pour l’instant.

Nous remontons le boulevard St Michel après avoir vu le fameux Lion de Belfort,  place Denfert Rochereau. Une petite descente normalement, on secoue les bras. Je sens les jambes lourdes et jai envie de bifurquer pour retourner vers chez moi. Mais comme je finis toujours une course, je repars vite et bien. Je voulais absolument que les filles soient fières d’elles.

On arrive vers le Panthéon et je savais qu’on allait faire un petit tour autour. Ca grimpette bien. En face de nous, les filles repartent vers le Boulevard Saint-Michel. Elles sont plus à l’aise. Ça descend. Elles nous encouragent. Nous ferons la même chose pour les suivantes. Bel esprit! Je rencontre alors deux autres femmes institutrices avec qui je parle un peu. Elles me racontent que les profs sont nombreux dans la course. On se check. (Oui oui on fait ça entre nous).

On repart vers les quais et j’aime bien cette partie. Elle signifie que la route est presque terminée. De loin, on voit la petite côte de Bercy. Des filles se mettent à marcher. Elles sont au bout de leur vie! Carole reste à côté de moi pendant que Sarah et Agathe be sont pas loin. « On ne lâche rien« ! J’encourage une fille qui a l’air de souffrir. Elle a mal à la cheville. « Ne force pas « lui dis-je. C’est clair.ce n’est pas la peine de souffrir pour une course. Qui dit côté de Bercy dit Wanderlust dit ligne d’arrivée. Beaucoup d’encouragements des spectacteurs venus pour la course. Le temps est gris mais l’ambiance est bonne sur le parcours.

J’emmène Carole vers la ligne! Elle est au top! Elle a tenu. Quelques secondes plus tard Agathe et Sarah viennent. Je voulais offrir à Agathe son arrivée! Les filles ont assuré et ont bien tenu.

Je récupère la belle médaille. Et je fais des bisous à tous mes copines, entre les pauses et bonne rigolade, ce  sont ces ambiances simples qui me plaisent. Pas besoin de paillettes et de chichis pour offrir à des filles une organisation nickel et un parcours agréable.
On recommencera l’année prochaine! 

Et pour celles qui l’ont faite, comment l’avez-vous trouvée?