Ecotrail2016

Comment faire du trail si tu habites Paris? Eh bien tu t’inscris à l’Ecotrail. Et tu as le choix, du 18km au 80km en passant par le 30km et le 50km. Cela en fait du monde et de l’organisation. Sans compter que sur les longues distances, on assiste à un très beau plateau masculin et féminin.

C’est aussi l’occasion de partager un moment sympa avec d’autres trailers. J’ai remarqué qu’il y a avait beaucoup de primo-trailers, des babytrailers même, avec cette candeur, cette crainte et cette timidité propres aux premières fois.

J’avais opté pour le 18km en mode préparation marathon de Paris. Et c’était très bien comme ça. Le départ avait lieu à Meudon. Comme je déteste arriver en retard, je suis arrivée bien en avance. J’avais rendez-vous à 7h20 pour prendre le train à Montparnasse. Même dans ce train, les agents annonçaient la bienvenue aux trailers et précisaient la bonne sortie. C’est pas mal et cela évite toute confusion : « je dois descendre ici ou pas? »

Une organisation nickel. Rien à redire.

On arrive au départ, des camions pour les consignes sont vides, on doit être parmi les premières. Jai super froid et heureusement que Luvyl me prête une veste.

Vient ensuite Mathieu, notre accompagnant-photographe-coach du jour. Puis, Requia (Team XS forever) et Semba, Dorothée, Leïla, Cheeky Bluerry. Je retrouve pas mal de copains qui feront leurs premiers trail. C’est sympa de commencer par celui-ci. Enfin, un peu rude aussi. On rigole bien. Nous patientons tous en rigolant. Ca détend.

J’aperçois Steve Kondo, notre Speaker du Raid des Alizés, il anime très bien pour le départ et ça change des speakers traditionnels. Je lui fais un coucou mais avec ma (petite) taille, ce n’était pas facile. Finalement, il me voit et ça fait plaisir de voir des têtes connues. 

C’est parti. On commence par un petit faux plat et on commence à en rire. On se dit que l’on va s’attendre à pire bientôt. J’avoue que je n’avais étudié le parcours et je suis les coureurs. On commence par Meudon, Chaville, Sèvres et Saint-Cloud. Et je me dis qu’on a de la chance d’avoir quelques forêts en région parisienne et pas trop loin de Paris.

Cest tellement agréable de pouvoir courir dans la nature. En fait, un trail, c’est une course d’obstacle naturelle, on varie les plaisirs avec les pierres, les racines, les montées, les descentes. La surface du parcours est plus soft pour les genoux.

Et puis en étant constamment concentrée, j’étais en alerte tout le temps pour éviter de tomber et de me blesser.

Clairement, c’est moins ennuyant que de courir sur une ligne droite.

Après avoir vanté les mérites de la nécessité de courir plus souvent dans la forêt, de profiter du plein air, on arrive vers le 9ème km. Et là, ça grimpe, ah oui. Et j’entends des coureurs qui annoncent que celui-ci est petit, que la montée du 11ème km est pire. Ah oui, effectivement. Alors je marche. Je me dis que bon, je ne voulais pas abîmer mon genou. (Ceci dit si j’avais voulu faire attention à mon genou, je serai sagement devant la télé). Et finalement, je vois une tout le monde marche. Sur une montée, à moins d’être un cabri ou un traileur qui cherche un podium, on préfère marcher quand même.

En tout presque 4 côtes enregistrées ou plus, j’ai oublié. Vous savez, la course c’est les accouchements, on oublie vite la douleur!

Ca brûle les mollets et les cuisses, je me suis dit quand même se lever à 6h30 du matin pour souffrir un peu… Mais je le sais, à chaque fois, je me dis mais que fais-je dans cette galère? Et juste à l’arrivée, je suis déjà en train de réfléchir à mon prochain challenge. Je sais, je suis une femme de contradictions. J’assume.

Mathieu nous fait la conversation et en profite pour faire des photos. Il nous fait quelques blagues surtout pendant les montées. On discute tranquillement. (D’ailleurs, il me reprochera gentiment davoir fait une course en discutant. Je sais je n’ai pas assez donné. 😉

 

Bref, nous quittons Chaville pour Sèvres et là il faut traverser la route. Et quand tu vois un gros bus qui arrive à toute vitesse, ça fait peur. Mais nous étions tous prévenus, il fallait être prudent et la priorité restait aux véhicules.

Côté ravitaillement, pas de soucis à ce niveau-là : c’était plein. Pour moi, ce sera les chocolats et les Tuc, sans compter le côté écologique avec les poubelles et préférer les gourdes, les verres réutilisables plutôt que des verres en plastique.

On retourne sur le Saint-Cloud et là, je me dis que finalement à plusieurs, la course est passée beaucoup plus vite.  On crie (on hurle) mon prénom à un moment et je sursaute. Quelqu’un veut que je fasse une crise cardiaque ou quoi? C’est Athaa qui arrive en courant comme un malade. Je précise qu’il est sur le 30 km. 😉 Une accolade, un gentil mot et on repart. Ca m’a fait plaisir de le croiser aussi. On arrive vers la fin. On descend rapidement les dernières kilomètres et nous arrivons tous les trois (avec Luvyl et Mathieu)!

C’était vraiment bien sympa, une belle course, une belle organisation, des bénévoles sympas, un ravitaillement nickel. 

Bref, j’ai bien envie de refaire cette course en version plus longue. Et avec une préparation spécifique Trail.

Ah oui, juste une remarque : si les coureurs du 30km pouvaient partir avant, ce serait vraiment bien. Effectivement, je me suis retrouvée à plusieurs reprises avec des vagues qui speedaient et nous poussaient un peu.
A bientôt,

Nadia