Free to Run 

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Comment dire? J’avais rendez-vous un soir à l’avant-première du film de Pierre Mourath. Je ne savais encore que j’allais participer à une séance aussi pleine d’émotions. Des émotions dignes de Vice-Versa.

Autour de moi, des passionnés de course à pied mais pas seulement.

Pierre Morath, le réalisateur a su revenir avec un documentaire comme on les aime : un processus sélectif avec des archives exceptionnels, un ton attentif et secret nous laissant seul avec nous-mêmes avec cette énergie visuelle.

C’est l’histoire qui ravit, l’histoire qui déclenche des passions : celles de la course à pied. C’est aussi le parcours d’un combattant, d’une combattante et de tous les coureurs d’une époque. D’une belle époque? Pas si certain! Il fallait se battre pour courir et profiter de cette passion libre.

Des images et des mots qui claquent dans ma tête. Comme cette détermination infaillible de Katrin Switzer pour aller jusqu’au bout de son marathon, quitte à s’inscrire sous le prénom de K. C’était, il y a peu de temps.
Et que cela n’en déplaise à certains, les courses uniquement féminines ont commencé à cette époque comme celle sponsorisée par Avon. Elles ont su inciter des femmes à courir ensemble et sur des longues distances aussi.

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Avec un focus sur le personnage de Fred Lebow et de la propulsion sur les scènes nationales et internationales du marathon de New-York, c’est juste la passion d’hommes considérés comme fous!

En 1972, c’est un jeune athlète rebelle avec le mérite de bousculer les conventions qui saura séduire la débutante marque Nike. On connaîtra la fulgurante ascension de cette dernière. Il s’appelait Steve Prefontaine.

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Et l’esprit Spyridon est créé par Tamimi, symbole de la liberté, libre de courir. Il devenu un véritable souffle face une fédération d’athlétisme sclérosée, trop académique et immobile.

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« Free to run » n’est pas un simple documentaire destinée au runners mais aussi un documentaire politique, économique et social. Free to Run est mobilisateur,  intergénérationnel et solidaire. On en ressort avec des émotions partagées, on comprend, on ressent la joie, l’euphorie, la tristesse, la colère face à l’histoire du Running.

Je regrette juste que ce soit très focalisé sur le marathon de NYC.

Sortie : le 13 avril en France.

Pierre Morath, à quand une suite?

Nadia

Nadia

Publié par

Runneuse, hyperactive et parisienne, je profite de la vie comme il se doit! J'adore partager mes aventures sportives et parfois moins sportives.

3 commentaires sur « Free to Run  »

  1. J’en avais entendu parler de ce film.
    J’irai le voir quand il sortira, curieuse de voir comment c’est tourné etc
    Encore un peu à patienter 🙂

  2. Je sais pas si j’irai le voir…mais je pense que réellement c’est un documentaire fait que pour la « communauté du running » qui a la change de surfer sur l’effet de mode du moment et il a bien raison le suisse…
    Bon une fois de plus, on ressort la K. Switzer…parle t il de Roberta Gibb? la vrai l’unique la première à avoir prouvé qu’une femme n’était pas un être fragile incapable de terminer un marathon…Il faudrait demander à Katrin ce qu’elle pense des « courses féminines » en 2016, je continue de penser que ça va à l’opposé de son combat de 1967…

  3. Moi, je me demande si ça explique bien en quoi c’était important de sortir du giron fédéral et les difficultés rencontrées par les Spiridon.

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