Odlo Crystal Run


Ça fait du bien parfois de ne pas se réveiller aux aurores pour aller faire une course un dimanche matin. Et lorsque l’on me propose de courir un 10k pas trop loin de la maison, j’accepte surtout que cette course s’intègre dans ma préparation marathon.

La veille, je récupère mon dossard chez Intersport, près du Musée du Louvre. Je ne vous cache pas que je suis descendue à Hôtel de Ville pensant que les dossards seraient là-bas. Eh bien, non. Rien de grave, c’est sur la même ligne. Alors hop hop j’y retourne tranquillement.

Le retrait du dossard se passe correctement, les bénévoles sont sympas, vérifient bien les documents. Et je reçois mon enveloppe contenant le dossard et le bonnet bleu de la course. Pas mal, parce que c’est un Odlo et que bon, cela sert toujours. Mais je trouve le pack peu complet par rapport à ce qu’on avait l’habitude d’avoir sur les autres courses ASO. Passons, je suis là pour le dossard et voilà.

Le jour J

Comme d’habitude, les veilles d’avant course, une petit insomnie m’attend. Et pourtant, je ne suis absolument pas stressée, ni inquiète. Je ne mets pas de pression non plus. Et pourtant! Est-ce l’inconscient qui joue? Je ne  sais pas.

Je me dirige vers la tente et je dépose mon sac. Le temps est agréable, frais mais ça va. Je suis bien habillée pour courir ce 10k bien frais. Et je ne serais pas seule car finalement je retrouve Laetitia, Isabelle, Rekhia, Delphine et Elodie pour le départ.

Et surtout, je suis prête. Ma Go pro aussi. J’avais vraiment envie de la prendre pour vous montrer les coulisses d’une course (pour ceux qui n’ont jamais mis un dossard, c’est intéressant). Et puis, comme c’est une première, ça peut être sympa.

La Odlo Crystal va t’elle devenir un classique? À voir. En tout cas, je pense que ASO a dû bien mettre les bouchées doubles pour que cette course soit réussie. Car effectivement, on s’attend à une organisation en béton et le moindre pépin pourrait leur être néfaste. Je retrouve rapidement les copains et ca me fait sincèrement plaisir. Et puis l’adorable médina aussi que je ne connaissais que sur Facebook.

Les courses sont aussi l’occasion de vraies rencontres. Avec Laetitia, Elodie, Isabelle et Delphine, nous nous dirigeons vers les sas. On patiente un peu et nous entrons tranquillement.

C’est l’ex-coach NTC Juan Baptista et son accolyte qui s’occupent des échauffements avec une playlist digne des bronzés. Bon la seule fausse note : mettre du Patrick Sebastien. Bon, je veux bien m’amuser mais quand même.

Finalement, Isabelle et Delphine qui ont un half-ironman dans quelques temps décident d’y aller vite. Elodie part aussi devant. Avec Laetitia, on tente un RP … à l’envers.

Le parcours est classique. C’est mon parcours habituel alors je le connais par coeur et les yeux fermés. Personnellement, je l’adore. Je trouve cela bien agréable de parcourir une infime partie du Marathon de Paris. On part de l’hôtel de ville pour aller jusqu’à la Tour Eiffel en passant par les tunnels puis semi-tour sur les quais pour rentrer jusqu’à Hôtel de Ville en passant par la rue Victoria.

Je me suis bien amusée avec Laetitia, je commençais à lui raconter mon Raid des Alizés quand, à ce moment-là , je vois Steve Kondo, notre animateur du Raid aux platines sous le tunnel. On s’arrête pour le voir et pour faire monter l’ambiance. Nous continuons notre chemin et c’est fous comme c’est fluide. Je n’ai plus l’habitude de me retrouver sur des courses fluides. En général, c’est bondé et ça se bouscule. Eh bien, croyez nous avons bien profité de cela et même de chaque animation. Et justement, pour les animations, c’était équilibré. J’avais peur que ce soit trop show-off avec trop de délires. Finalement, cela me convenait. Evidemment, les selfies avec les mascottes étaient de rigueur et ça faisait parti du jeu. A moi, le yéti et Valentin le Pingouin!

Super drôle aussi de rencontrer sur le parcours les copains Soum et Leïla qui continuaient leurs sorties longues. Nous arrivons vers la Tour Eiffel avec un rayon de soleil à faire bronzer un yéti. C’est vraiment agréable de profiter cette vue, je ne m’en lasse pas. Nous arrivons vers le Trocadéro et l’animateur nous hurle I love You! Evidemment, on lui répond.

Nous continuons vers les quais avec le ravitaillement en eau (gelée) et en pain d’épice. Personnellement, je n’en avais pas besoin. Finalement, la vague suivante nous rattrape bien. Nous continuons à discuter de tout et de rien. Nous n’avons pas vu le temps passer. Euh, un peu quand même.

Avant l’arrivée, nous revoyons Elodie qui nous attend pour franchir la ligne d’arrivée, sous la neige. Cela va de soi. Nous récupérons notre médaille… comme celle donnée par l’ESF (Ecole de Ski Française), enfin presque. C’est vrai que je m’attendais à une médaille métallique. Je trouvais que cela faisait un peu cheap quand même. Mais quand je l’ai offerte à mes enfants. Ils étaient ravis. Ils m’ont dit « cool, on va la ranger avec nos autres médailles! ».

Retour au village (juste à côté) avec le ravitaillement. Sympa de prendre les barres BeKind et les bonbons. Je laisse la tartiflette et je pars sur le chocolat chaud. Et j’arrive même  à me débrouiller pour avoir des croissants. Bon, ok, ce n’est pas healthy mais il faut savoir se faire plaisir dans la vie. S’ensuit un debrief avec les copains. On a tous passé un excellent moment. Pour une première course, c’est plutôt une réussite.

Et pourquoi pas supprimer toutes ces animations pour en faire un 10K classique au coeur de Paris en hiver? Un peu à l’image des 10 km de l’Equipe. Ca peut le faire aussi.

Ce que j’ai le plus aimé :

  • Le choix des SAS : tu veux faire un chrono, tu peux et on ne viendra pas t’embêter. Tu veux faire la fête, tu peux aussi et là, tu te lâches quand tu veux. Surtout si tu t’es inscrit en groupe.
  • Le parcours au coeur de Paris.
  • Le village : superbe ambiance et bien sympa. J’aurais aimé que ce soit sur deux jours.
  • Un juste équilibre des animations.

Ce que j’ai le moins aimé :

  •  Le Race Pack. Bon, c’est vrai que nous, coureurs, sommes très souvent gâtés lors des diverses courses. Mais les copains me disaient que pour le prix, c’était dommage.
  • Le prix : 40 euros. C’est quand même cher pour un 10K.

Rendez-vous l’année prochaine pour la refaire en mode plus compétition cette fois-ci. Car la course reviendra en 2017, c’est certain. Et comme il y en aura une à Londres, je pense que ce serait pas mal d’aller faire un petit tour chez les anglais.

 

Et la petite vidéo (pas très longue).

A bientôt,

Nadia