Running Semi d'Amsterdam

J’avais prévu initialement de venir à Amsterdam pour courir le marathon. Ça tombait bien. Cétait pendant les vacances scolaires et je m’étais dit que j’aurais tout le temps de me reposer. 

Et puis la bonne nouvelle est arrivée et a chamboulé mes plans.

Ce sera le marathon de NYC.

Or, j’avais déjà prévu le voyage et l’hôtel. Je devais partager ce moment avec mes frères et je ne pouvais pas les laisser tomber. Et c’est ainsi que j’ai pu modifier mon dossard du marathon pour un dossard du semi.

Au début, on avait prévu de partir en Thalys. Et puis finalement, on s’est mis d’accord pour récupérer mon frère N#3 à Bruxelles. Puis partir pour Amsterdam.

Or c’était sans compter sur la fermeture de l’autoroute vers Bruxelles qui nous a valu 2h de retard sur notre parcours! Deux heures à galèrer dans les embouteillages! J’étais déjà épuisée mais là!

On arrive à Bruxelles tant bien que mal et hop un déjeuner de pâtes complètes à 15h et on repart. On récupère in extremis les dossards 10mn avant la fermeture du lieu. Quel stress! Et j’avais raté mon RV avec les copains. Bref la lose!

On dépose la première fournée de frère dans un B&B. Vous connaissez les Thénardier dans les Misérables? Ben voilà j’ai laissé deux de mes frères chez eux. Et c’était épique, ça sentait la cigarette et le bruit. Bref, ils ont été ravis!

Quand à moi, j’étais à un hôtel au bout de la ville mais propre et sympa. Heureusement.

Le matin de la course

Réveillée par mon frère qui prenait la route du marathon, j’ai préféré traîner au lit car j’étais trop épuisée pour les accompagner. Et surtout attendre le départ à 13h38. J’en profitais pour une petite séance d’électro-stimulation anti-inflammatoire avant de partir car j’avais senti une petite gêne derrière la cuisse.

Finalement, je descendais prendre mon petit déjeuner à 10h et ca m’a fait du bien. J’en profitais pour boire beaucoup et prendre mon temps.

Je me suis donc rendue tranquillement seule vers le métro. Heureusement que ce n’était qu’à 10mn. Je croise alors par hasard Nicolas, un coureur parisien du NRC et son ami. Le monde est petit.

J’arrive donc dans le gymnase blindé de coureurs et d’accompagnants. J’envoie un message à Olivia pour lui dire que je suis assise par terre et que je patiente sagement.

En attendant, je regarde le marathon à la télé mise à disposition pour les coureurs. C’est impressionnant de les voir. Et lors de l’arrivée du gagnant, tout le gymnase applaudit. Je trouve cela très sportif comme esprit et j’apprécie.

Olivia et Marvin arrivent et cela me fait plaisir de les voir. Enfin des têtes connues! C’est rassurant.

J’avoue qu’en me levant ce matin, je n’avais pas trop envie de courir. La fatigue accumulée de la semaine me donnait envie de rester sous la couette. Surtout avec ce temps gris et pluvieux.

Et puis finalement, j’ai pensé à l’association pour laquelle j’allais courir ce semi. Les Amis de Mikhy. Je me devais de le faire. Sincèrement, cela me donnait d’un coup de pouce et plus de force.

Donc avec Olivia et Marvin, nous nous rendons vers le départ. Je pars du sas jaune et eux du bleu. En changeant mon dossard hier, je n’avais pas vérifié les sas. Rien de grave. Je patiente tranquillement et je me rends qu’il y a tout de même une grande majorité de français parmi les coureurs.

En attendant le départ, j’observe les tenues, les t-shirt portés le plus souvent floqués pour une entreprise ou une association. Cela permet de créer une petite notoriété. Et puis sur le parcours, il n’y a que cela à faire : observer.
Le départ est lancé. Beaucoup de spectateurs se sont agglutinés pour encourager le départ.

J’avoue que je ne connaissais pas le parcours. Et je me disais de toute façon, tu suis.

1er-5ème km

J’ai eu tout faux pour ce départ. Je n’étais pas dans le bon sas et je l’ai bien senti. Ça allait plus vite que mon rythme habituel. Et finalement, j’ai accéléré. Mon cardio m’indiquait alors 90% de ma FCM. Ouh là! C’est bien haut tout cela. Je décide de ralentir. Et pourtant je me sens bien.

Le hic : beaucoup beaucoup de monde. Je suis alors obligée de faire des zigzags. Et les coureurs plus rapides me bousculent gentiment : un sentiment pas très agréable. Les routes sont beaucoup trop étroites.

6ème-10km 

Je marche au ravitaillement pour prendre de l’eau. Le déjeuner est bien loin. Et ils n’avaient que des bananes. Je préfère les éviter. Jamais pendant une course.

Je continue sur ma lancée. Je ne sais absolument pas où je suis. J’aime bien ce sentiment de suivre sans savoir vraiment où je vais. Du moins pour le semi. Ca roule bien et j’ai trouvé mon rythme.


11ème- 15ème km

Cest à ce moment là que mon cardio s’emballe. Mes jambes veulent continuer. Je ne ressens aucune douleur ni gêne. (Cf. ma TFL du marathon de Paris). C’est appréciable.

Mais je force à ralentir car mine de rien, je trouve que mon rythme n’est pas adapté. Je regrette alors mes premiers kilomètres. Et puis d’un autre côté, je me dis qu’il ne reste plus que la moitié à faire. Je reste derrière des « micro-lièvres ». J’avance en fixant une personne et je la suis pour garder le rythme. Un groupe de Barcelone est devant moi. Ça me motive! Je reste près d’eux jusqu’au ravitaillement et ensuite je les perds.

Je retrouve alors un autre lièvre. Ça m’amuse. J’observe les t-shirts en néerlandais et j’essaie de trouver la signification. Les rues sont pleines à craquer. Et ce qui est surprenant, pour la parisienne que je suis, reste le nombre de vélos. Évidemment Amsterdam est connu pour cela. Mais les gens encouragent depuis leurs vélos.

 16ème-20ème km

On arrive vers le Parc et on récupère le parcours du marathon. Et là, on voit les panneaux. Bientôt pour moi, bientôt.

C’était drôle de voir les spectateurs avec une bière à la main, moins drôle quand ils fumaient sur vous! Les panneaux fleurissent à nouveau. À croire que les gens sont présents depuis ce matin.

Ce semi est très sérieux : aucun déguisement ni de folle ambiance parmi les coureurs. On court et on va jusqu’au bout.

20ème- Arrivée 

J’ai mal aux jambes, j’en ai assez. Je sens que la fatigue est bel et bien présente. Je tiens bon. Et on arrive vers le Stade. C’est impressionnant! On a vraiment l’impression d’être Usain Bolt avec les acclamations de la foule.

Bon, ok c’est vrai que c’est pour pour le monde. Mais j’ai toujours dit que je prenais les encouragements pour moi,

Autre piège à l’arrivée (c’est la même arrivée que pour le marathon) : croire que l’arche est juste juste à l’arrivée. Non, ce n’est pas vrai. Alors que j’accélérais pour accéder au stade, j ai pensé à ma copine Sonia et son vocabulaire châtié lors des 20km de Paris. Un petit sprint pour la fin!

La délivrance. Je récupère les sacs en plastique car je gèle. Des barrières sont mises pour qu’on suive la queue. Et vite, je récupère ma médaille.

Elle est sobre et sérieuse, totalement à l’image de la course.

Je sors récupérer les affaires laissées à la consigne mais j’avoue que je me perds. Et encore 1km de plus. Mais en revanche, je me retrouve nez à nez avec les copains venus de l’étranger et que je devais rencontrer hier! À croire que la chance me mettait sur leur chemin. Ils partaient déjeuner et je les aurais bien suivis mais je devais repartir illico à Bruxelles.


En conclusion, j’ai bien aimé courir ce parcours même si le temps n’était pas propice. Mais j’ai passé un super moment en famille et avec les copains.

J’ai fait des erreurs lors de la gestion de la course mais je tiendrais compte de tout cela pour le marathon de NYC.

Et puis, pour mon prochaine voyage à l’étranger, je change d’organisation.

A bientôt,

Nadia