Je n’avais pas entendu parler de la première édition. Il faut dire qu’à l’époque je ne m’intéressais pas trop au tri. Et puis, lorsque cette seconde édition s’est présentée, j’ai accepté de suite. Surtout après mon fail du triathlon de Chantilly (souvenez de la panne de réveil!).

Cet événement lance Octobre rose de façon sportive et positive pour sensibiliser toute la population à la lutter contre le cancer du sein.

Sachant que le sport fut vital pendant mes séances de chimio et de radiothérapie l’année dernière, j’avais envie d’être présente à cette seconde édition.

Un réveil matinal

Je m’étais organisée avec une amie pour qu’elle me prête son vélo. Or elle n’est jamais venue et je me retrouvais à faire le tri sans vélo. Je n’avais pas du tout envie de raconter un deuxième fail et je me suis tant pis j’y vais. Je trouverai bien sur place.

Je descends du train à Garches et je me dirige vers le Stade Français. Il fait beau, tout est vert autour de moi. Je suis bien. C’est fou comme l’environnement joue sur le mental.

J’arrive. C’est une course à taille humaine et c’est pour cela qu’il est rapide de récupérer son sac contenant un tshirt, la puce et le porte-dossard.

Triathlon des roses

Pour une fois, je ne connaissais personne et je me suis retrouvée à prendre des photos. Les filles rangeaient leurs vélos dans le parc. Les nageuses arboraient fièrement leurs beaux bonnets roses. J’étais tellement déçue de ne pas participer.

Et puis, j’entends le speaker. Je n’hésite pas à me diriger vers lui avec aplomb et je lui demande de faire une annonce. Il s’empresse gentiment de transmettre : « Si vous avez besoin d’une nageuse ou d’une coureuse, n’hésitez pas à venir voir Nadia. » . Je patiente à nouveau et les filles commencent à s’échauffer pour la Queen Elizabeth.

Le triathlon des roses

Soudain, deux femmes s’approchent vers moi et me proposent d’intégrer leur équipe! Vous imaginez ma joie! Je suis ravie, ravie. Elles ont besoin d’une coureuse et n’ont personne. Je les remercie sincèrement et le temps de me préparer et de déposer mon sac.

Je fais donc connaissance avec Catherine et Hélène, triathlète enceinte qui se chargera de la partie natation. Catherine s’occupera du vélo et moi de la course à pied. un bon trio! Elles font parties d’un groupe de copines ultra-sportives et ça me convient bien. Je suis ravie de pouvoir faire la course avec elle. Il me suffit de peu.

Le triathlon des roses
Le parc à vélo

La Queen Elizabeth

Deux formats de course pour cet événement.

  • la « Pierre de Ronsard » : 100 m de natation, 5 km de vélo et 2,5 km de course à pied.
  • la « Queen Elisabeth » : 200 m de natation, 10 km de vélo et 5 km de course à pied.

C’est sur ce dernier format que nous prendrons le départ. 

Brief de l’arbitre. Elle tient un discours très émouvant et j’avoue que j’ai la gorge serrée. Cela me remémore une mauvaise période. Mais de voir toutes ces femmes qui ont envie de bouger me donnait envie de repartir de plus belle.

Bien évidemment, l’esprit de compétition n’était pas de mise mais plutôt la solidarité et l’entraide. Ce qui n’empêcherait pas certaines filles de s’élancer à vive allure.

Le tapis rose est installée et c’est parti pour les nageuses.

  • La natation se déroule dans la  superbe piscine de 25 mètres et chauffée à 27°. Le départ se fit en plusieurs vagues avec 4 participantes par ligne d’eau. Ainsi, pas de bousculade et que des sourires. Une fois sorties de l’eau, les concurrentes aux bonnets rose se diriger vers le parc à vélo.

 

Le triathlon des RosesComme je n’avais jamais fait de tri, c’était intéressant de voir comment on s’y prend : certaines se séchant pour mettre leur collant, d’autres mettent le short directement sur elle ou même certaines qui partent avec leurs maillots de bain.

Des bénévoles sont présents pour aider les filles à récupérer rapidement leurs vélos et à les encourager. Dans le parc à vélo, je vois Marie du blog Hotstepper et je suis ravie de l’encourager pour son premier tri. Je patiente avec Catherine, prête à enfourcher son vélo. Hélène arrive un peu plus tard. Ce qui est totalement normal avec cette histoire de vague. Et lorsque que Catherine part avec son vélo, nous voyons déjà les premières partirent courir.

Le triathlon des roses

C’est drôle d’observer quand nous sommes dans le parc à vélo, car nous avons vraiment l’impression d’une petite fourmilière, hyper bien organisée et sans compter les spectateurs et les bénévoles qui usent leurs voix pour nous encourager.

Je profite de l’attente pour discuter avec d’autres femmes. Beaucoup sont venus faire leur première course ou leur premier triathlon. J’aime beaucoup cette ambiance saine et solidaire.

Au bout de 45 mn, Catherine revient. Elle me transmet la puce et le porte-dossard pour que je puisse m’élancer sur le 5km. Il fait si beau et le parc est tellement agréable. Le parcours consiste en deux boucles de 2,5cm. Et chaque coureuse a de l’espace pour courir et d’autres vélos seront aussi de la partie.

Lorsque j’arrive après le premier tour, on me remet un bracelet pour expliquer que j’ai l’ai fait. Les bénévoles sont très motivantes. J’entends aussi Virginie, une follower d’instaurant mais je ne l’ai pas reconnue sur le coup. Je la remercierai plus tard. Car mine de rien même sur 5km, un sourire et un encouragement font toujours chaud au coeur.

Triathlon des Roses

Finalement, 5km, ça va vite. Hélène m’encourage et nous nous retrouvons quelques mètres avant l’arrivée pour franchir la ligne ensemble. Nous nous donnons la main et c’est avec un formidable élan que nous franchissons la ligne. Je ne pensais pas que ce parcours allait m’amuser même en étant toute seule.

Mon côté ouverte m’a permis de rencontrer et de parler à des femmes formidables. Des bénévoles nous remettent le sac de goodies avec une paire de lunettes Loubsol. Ca donne bien, je n’avais pas pris les miennes.

Malheureusement, je devais absolument repartir. Mais l’année prochaine, je reviendrai avec :

  • un pique-nique
  • un vélo (je l’ai enfin acheté).
  • des copines. Je vais déjà demander à mes fidèles copines de s’inscrire avec moi. 😉 Et ça, elles ne le savent pas encore.

J’étais ravie d’y participer même si j’étais un peu intimidée au début. Mais un jour, je ferai un vrai triathlon, si si, j’y crois. 🙂

Nadia