IMG_9035     Ce fut un dimanche bien rempli pour moi. Après avoir soigneusement préparé mes affaires la veille, je me retrouve à prendre sans hésiter le short. En effet, les températures allaient grimper petit à petit et sincèrement j’appréhendais!

J’aime le soleil à la mer, en terrasse, dans un jardin pas quand je cours.

Donc le réveil fut facile. L’horloge interne a bien fonctionné certainement dû à un stress inavoué de ma part. La veille, une migraine pré-course a eu raison de moi. Et pourtant, je n’ai vraiment pas l’impression de me mettre la pression.

Le petit-déjeuner composé de deux tartines et de thé fut avalé rapidement. (Note pour plus tard, c’était trop léger). Je vérifie une dernière fois ma to-do-list spéciale que ljimprime avant chaque course. Nickel tout est là.

Je prends le métro et je m’aperçois que déjà beaucoup de monde se dirigent vers la Porte de Vincennes. Faciles à reconnaître. D’ailleurs, j’en remarque un qui a osé enfiler son sac poubelle.

Sur le quai du métro, je retrouve Batou et Margaux, sa jolie fiancée, Thibaud et Romain, les copains coureurs. Le quai est bondé et c’est là que tu réalises que l’effervescence de la course à pied bat son plein.

C’est alors une marée humaine impressionnante qui se dirige vers le Parc Floral.

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Le fameux « rendez-vous à la lettre P » du Parc Floral est très assumé. Je retrouve beaucoup de copains mais je n’ai pas le temps de papoter. J’en profite pour faire une photo pré-course avec Mathieu et Philippe de l’association Les Amis de Mikhy! Tout était agréable, chaleureux, printanier. Et même si beaucoup n’apprécient pas ces grands-messes populaires paraissant peu puristes, j’ai personnellement couru avec plaisir. Allez, on va laisser toutes ces considérations de côté pour pouvoir apprécier la course.

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Et c’est reparti vers le village Entreprise. Je remplacerai ma copine Christelle, malade dans la team Anita Active car malheureusement elle ne pourra pas courir le semi. Merci Christelle! Du coup, je rencontre Anne-Claire, Jackie, Chloé et Caroline. Ysaline est aussi de la partie et cela fait plaisir.

Le plus dur dans un semi parisien n’est pas de finir la course mais de retrouver ses amies. J’avais prévu de courir avec Gladys. Sauf qu’avec le manque de réseau et ma petite taille impossible de la retrouver. Et pourtant j’ai essayé. Mais le temps presse et il fallait absolument regagner le sas.

Je retrouve Claudia et Marine et on ne se lâche plus. L’arrivée dans les sas est plutôt fluide. On avance tranquillement pour s’approcher de la ligne de départ. En revanche, il faut faire attention à ne pas trébucher car le nombre de bouteilles, gels, vêtements, ponchos par terre est terrifiant, c’est hallucinant! A quand une vraie course propre?  Et légèrement devant, nous voyons notre célèbre Britta prête à partir. Nous la rejoignons et nous décidons de prendre le départ ensemble.

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Top départ. 

J’avais comme objectif de mener Gladys à 2h20. Mais comme je n’ai pas eu l’occasion de la retrouver, mon nouvel objectif était d’emmener Marine et Claudia en moins de 2h15.

Les premiers kilomètres de déroulent tranquillement. Vu le monde, à moins d’être un élite, tu ne peux pas avancer. Des grands sourires et beaucoup d’ambiance priment déjà sur le côté. On garde le rythme mais je trouve qu’on va plus vite que celui prévu. Sûrement à cause de Britta qui inconsciemment nous tire vers une vitesse qui n’est pas la nôtre. Et ce n’est pas bon du tout.

Nous arrivons vers le ravitaillement du 5ème kilomètre : beaucoup de coureurs se précipitent sur l’eau. Beaucoup ne savent pas qu’il y aura des bouteilles un peu plus loin aussi. L’eau fraîche est la bienvenue. Marine et Claudia récupèrent une bouteille. Je m’en verse une sur la tête. Je prends 3 morceaux de sucre dont 2 dans la poche pour les prochains kilomètres. Et surtout je garde ma petite bouteille avec moi.

Beaucoup de peau de bananes par terre, les gens jettent leurs bouteilles par terre alors que des poubelles sont disponibles juste à côté. C’est déplorable. Et c’est à ce moment là que cela se bouscule. Triste spectacle sachant qu’il y en aura pour tout le monde.

Bref après ce moment de splendeur, nous retrouvons un rythme et nous déroulons vers Bastille. Mon ami Jiri avait prévu de se poster sur le côté mais avec tout ce monde je ne pensais pas le retrouver! Et pourtant, il était bien là à nous filmer. C’est juste sympa de retrouver des copains sur le parcours. Et ces encouragements!!! Ça fait chaud au cœur.

Je continue et j’ai très chaud. Je n’avais plus d’eau et j’attendais avec impatience le prochain ravitaillement. Et qui vois-je au 8ème? Ma fidèle amie Sichen qui s’improvise photographe. Et accessoirement je lui donne mon tshirt Anita, car j’avais trop chaud. J’étais reboostée!

Avec moi, je sentais que Claudia avait chaud aussi et peinait un peu. On la soutient avec nos mots. Marine suit tranquillement et j’ai l’impression qu’elle peut donner plus. Nous tenons le rythme jusqu’au 8ème km et nous laissons Britta avançait à son allure et nous à la nôtre.

Je remarque que beaucoup de coureurs portent les couleurs d’une association. Chacune avec un message positif. Peu de mines tristes mais plutôt beaucoup de sourires et de partages autour de nous.

Au douzième kilomètre, on croise Jamel Debouzze et son fils qui encourageaient la foule. Il passe juste devant nous. Coucou Jamel! Il y a tellement de monde. A notre allure, on arrive tout de même à courir mais je pensais à ceux qui voulaient aller plus vite.

On reprend le boulevard Bourdon pour se diriger vers la Place de la République. Avec un peu de chance, je reverrais Jiri et c’est ce qui s’est passé. On le reconnait facilement. Encore des encouragements sous la foule en délire. Oui oui en délire. C’est fou comme l’engouement de la course à pied a suscité  un tel enthousiasme. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup plus de monde pour nous encourager. Cela deviendra certainement comme aux US : une fête des coureurs! J’espère qu’il en sera ainsi pour le Marathon de Paris.

Un passage tranquille rue de Lyon, puis avenue Daumesnil au 12ème kilomètre pour commencer le faux plat de la rue de Charenton. Je sentais que mes jambes étaient plutôt légères. C’est surtout la soif qui me taraudait. Et pourtant je buvais beaucoup mais ma bouche était sèche. On m’avait prévenu qu’à partir du 14ème, cela commencerait à être éprouvant. C’est surtout à partir du 17ème que j’ai senti le coup de chaud. Heureusement qu’on arrivait vers le Bois de Vincennes et on recroise Elodie qui finira sa course avec nous. Ses ampoules au pied lui font mal. Nous croisons beaucoup de personnes qui ont fait des malaises. C’est tout de même impressionnant surtout avec cette chaleur. Naïm est en repérage photo avec Amadou. Cela fait du bien de les voir et d’entendre leurs cris et encouragements.

La fraîcheur du Bois de Vincennes est réellement appréciable. C’est une aubaine et je reprends vie. La fin est proche et cela fait drôle de voir les premiers coureurs revenir avec leur médaille. J’aimerais être à leur place là, tout de suite. Dernière ligne droite. On accélère un peu. Je demande à Marine si cela va. Je pense qu’elle ne réfléchit plus et qu’elle se laisse guider par mon rythme.

Et là, au loin on aperçoit la ligne d’arrivée. On a l’impression de sprinter. Ce n’est qu’une impression. Et j’aperçois mes fidèles de la team Run2fun avec Soum et Sabrina, qui pour une fois, n’est pas sur une poubelle pour prendre des photos.

Mission accomplie, dirais-je, dont je m’acquitte avec la plus belle dignité. (Bon ok, en 2h14 mais c’est digne aussi, non? 😉 2h13 selon ma montre, d’ailleurs.) Je félicite Elodie et Marine pour son premier semi-marathon. Elle a bien bossé. Nous récupérons notre poncho, notre belle médaille et de l’eau, beaucoup d’eau.

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Je retourne tranquillement vers le Stand Anita Active. Caroline la responsable nous accueille avec les autres filles du groupe. C’est sympa de partager et surtout de se poser. Avec Ysaline, nous avons le droit à une bonne rigolade avec la séance photo dans le parc. Cela nous fera un joli souvenir. J’envoie un message à Gladys avec qui j’aurais dû courir et je culpabilisais de ne pas l’avoir retrouvée. Elle a bien réussi aussi et je suis certaine qu’elle progressera elle aussi.

Côté organisation : J’ai trouvé que l’organisation du semi s’était vraiment améliorée, ne serait-ce que pour les efforts pour la médaille, le ravitaillement mais surtout l’ambiance sur le parcours, avec les panneaux, les groupes, les supporters.

Seul hic, les ravitaillements étaient juste trop éloignés les uns des autres. Ou était-ce une illusion d’optique due à la chaleur qui me montait à la tête?

Voilà c’est fini. Je reprends mes entrainements dès demain.

Excellente semaine à vous,

Nadia