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À deux semaines du Marathon de Florence, je prenais cette course comme une sortie longue. Il fallait que je me mette cela dans la tête et évidemment de se blesser.

L’année dernière, j’étais bénévole et je remettais les médailles. Cette année, je décidai donc de fouler les rues de Boulogne et son bois.

Je décidai aussi d’anticiper comme j’avais un emploi du temps chargé le week-end, je préférais récupérer mon dossard le vendredi.
Arrivée dans le gymnase Paul Bert, le retrait fut expéditif et rapide. Malheureusement, je ne pouvais m’attarder sur les stands. J’en profitais tout de même pour saluer et discuter avec Roland, Vincent Dogna et son ami. Ce dernier revenant de NYC me donnait vraiment envie de faire le marathon.

Je repartais aussitôt  avec mon tshirt orange bien flashy et le buff ultra pratique. Dans le métro, je me listais les choses à ne pas oublier dans le sac. Malheureusement une insomnie aura été manifeste et m’empêchera de me réveiller le lendemain avec la pêche.

Dimanche 16 novembre

J’avais beaucoup mieux dormi la veille et cela me faisait du bien. Mon sac était prêt. Les vêtements que j’allais porte aussi. Ainsi, dès le réveil, je pris le temps de prendre un bon petit déjeuner équilibré et de papoter avec mes enfants.

Dernière vérification du sac avant de fermer la porte. J’ai donné rendez-vous à Sichen à 8h40 sur les quais de la ligne 9. Les coureurs affluent et le wagon était bondé. Je retrouve donc Sichen et nous parlons de notre futur voyage à Florence. Le silence du wagon est terrible. J’ai l’impression que certains coureurs jouent leurs vies sur cette course.

Nous descendons métro Sambat. Un crachin semble nous dire qu’il sera présent tout au long de cette course. L’excitation monte car finalement ce sera mon second marathon mine de rien.
Je rencontre Martine et Roland qui aura la belle responsabilité de l’emmener jusqu’au bout pour son premier semi!
J’en profite aussi pour faire la bise à Grégory, notre « Cover Boy » du Jogging International de Novembre qui se prépare pour son record.

J’ai mon coupe-vent et j’ai préféré prendre un poncho en plastique pour garder la chaleur. Et heureusement! Nous rejoignons Sandrine dans le sas avec son amie Nathalie. Cette dernière court son premier semi! Sandrine nous servira de lièvre pendant cette course. Toute vêtue de jaune fluo, elle sera repérable dans la foule! Toujours souriante et enthousiaste, elle est prête à nous accompagner, à nous donner toute son énergie et ses conseils! Je l’adore. Carole aussi est présente dans le sas, un peu apeurée aussi car c’est son premier semi-marathon! Mais j’ai confiance et je sais que nous terminerons toutes!

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J’avoue que l’échauffement de Christophe Ruelle était au top! Je le regarde. Honnêtement je ne l’ai pas fait car nous étions en train de bavarder dans le sas et à nous agiter.

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Le départ est donné. Les élites sont partis. Nous avançons tranquille vers la ligne de départ et nous enclenchons nos chronos. Sandrine nous prodigue les conseils de base pour le départ : « pas trop vite!  » Je lui fais totalement confiance et je ne regarde plus ma montre.
Dès le premier kilomètre, je souris. Je me dis aussi que ce n’est que mon second semi. Finalement, je n’en ai pas fait tant que ça. Nous arrivons rapidement sur les quais. Sandrine nous conseille : « relâchez vos bras, soufflez bien!  » Sa voix porte bien. Et d’ailleurs nos collègues de courses en profitent bien aussi autour de nous.

J’ai apprécié le fait d’avoir un coach privé!
5km plus loin, de l’autre côté de notre route, nous voyons les voitures sirènes qui signent l’arrivée imminente des élites. C’est rare de voir ce cortège quand nous courrons. Nous avons perdu Sichen et Carole. J’étais persuadée qu’elles étaient devant.
Les élites arrivent et nous les applaudissons. Quelle ferveur! Nous avons à peine franchi les 5emes kilomètres qu’ils en sont au 15ème. Il faut dire qu’avec leurs 20km/heure, c’est un peu normal!
Nous restons donc dans la course et au virage, je vois Sichen qui a eu des vertiges. Heureusement, des fidèles sont là pour nous rebooster tels que nos Twins Adrien et Baptiste. Ils hurlent à en perdre la voix!
Nous entrons dans le Bois de Boulogne. Très peu de spectateurs nous attendent. Il faut dire que le froid et le crachin ne donnent pas envie non plus.

Le Bois de Boulogne est bien silencieux. Tout le monde est concentré. Sandrine nous invite à apprécier les arbres! À ce moment là, je me demande ce qu’elle prend le matin au petit-déjeuner! De sa belle voix chantante, elle nous réveille!  » bravo les filles, vous tenez bien le rythme. » Vous êtes régulières comme une horloge.

Km 8 : Jean-Pierre vient à notre rencontre et nous bavardons. De façon sympathique, il m’apporte de l’eau au ravitaillement et me propose de tenir ma bouteille. Il nous raconte ses projets et je suis admirative de ce qu’il a fait et de ce qu’il fera.
Ensuite Stéphane, celui qui nous accompagnera avec Sichen à Florence, vient à notre encontre. Je trouve cela génial de pouvoir retrouver vos copains sur le chemin. Pratique pour tenir les bouteilles ou aller prendre les ravitaillements pour tenir les bouteilles et récupérer les ravitaillements à votre place.

Jean-Pierre nous laisse au 11ème kilomètre pour finir son entraînement. Hodha nous rejoint à ce moment. Bon timing. J’ai envie d’aller plus vite mais je me retiens. Sandrine, excellente métronome, continue de nous guider.
Le parcours semble long dans le Bois, moi qui ai l’habitude de courir en ville. Je réfléchis et je me dis qu’il va falloir penser à faire des entraînements à Vincennes ou à St Cloud. Il va falloir travailler les côtés aussi.

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On arrive tranquillement vers le 15eme kilomètre. C’est rassurant. On a bouclé un premier tiers. Je reste avec Hodha qui avance un peu plus vite que Sandrine. Cette dernière reste avec Nathalie. Je l’entends juste derrière. Cela me rassure aussi.
Le froid commence à me glacer les bras et les mains. Je ne pensais pas avoir si froid. J’avais laissé mes gants dans le sac et je m’en mordais les doigts. Sichen est remontée à notre allure. Elle avait eu un coup de mou et ça allait mieux. Vers le 18km, Hodha est toujours présente et un ami de Sichen nous rejoint. Ce dernier doit avoir une âme de compétiteur car il nous accompagne jusqu’au bout alors qu’il vient d’être le lièvre d’un autre. Pas fatigué du tout. On décide de tenir bon et d’accélérer sur le dernier kilomètre.
Au virage qui nous amène au km 20, la foule est plus présente et on commence à accélérer dans le centre de Boulogne. On augmente légèrement la cadence pour aller jusqu’au sprint final. Toujours poussée par Hodha et l’ami de Sichen, je parviens à tout lâcher jusqu’à la ligne d’arrivée.

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Quel bonheur intense! En 2h12.
Mais rapidement, le froid m’envahit et il n’y a plus de ponchos. Vraiment dommage.
Vite je remets mon coupe-vent et je récupère ma médaille. Nathalie et Sandrine sont juste derrière nous. Je suis fière de moi, de Nathalie et de Sichen. On s’embrasse et on embrasse nos coachs d’un jour Hodha et Sandrine qui ont fait un véritable travail d’accompagnement.

Après la soupe chaude rapide, nous partons vers les consignes vides. Pratique quand nous ne sommes pas vers mes premiers. Nous avons même le choix des bénévoles. Je m’habille chaudement. Et vite.

Sur le chemin du retour, nous voyons les derniers arriver vers la ligne de départ. Nous apercevons Martine et Roland. Nous les encourageons de toutes nos forces! Elle a réussi son premier semi. Bravo à elle! Derrière, les derniers sont épuisés et une coureuse pleure de douleurs. J’ai mal pour elle.

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J’ai aimé cette course car je fus bien accompagnée tout au long du parcours. Finalement, je crois que je vais embaucher Sandrine à l’année pour courir avec moi, c’est pratique tu ne t’occupes que de tes jambes.

Néanmoins, j’ai moins apprécié courir sur les quais trop monotones. En revanche, je comprends pourquoi les dossards sont partis très vite : le parcours plat est propice à son record personnel. Plus de 6700 coureurs pour cette édition. L’année prochaine, j’aimerais la refaire de façon plus compétitive cette fois.

Les élites auront tout donné aussi :l’éthiopien Itayal Atnafu termine en 01h01mn03s et chez les femmes Bekelech Daba Bedaba (Kenya) arrive en 01h11h10s. Et une française sur le podium Lauriane Picoche en 01h12h32s.

Excellente journée,

Nadia