Une course pas sérieuse pour une cause sérieuse. Voici le slogan des Bacchantes. Une belle course qui participe à la lutte contre le cancer de la prostate. Je peux déjà vous dire que ce fut un coup de maître pour la troisième édition, en termes de coureurs, de convivialité et de sourires.

Je n’avais pas prévu de la faire pour des raisons personnelles. Et c’est pour ces mêmes raisons que finalement je décidai de la faire. Bon, ok il est vrai que je suis un peu émotive comme fille et je ne voulais pas tomber dans le pathos de la maladie.
Quand le même jour, la sympathique Fanny me donne son dossard et que Sanofi me demande de participer, je me dis pourquoi pas? Évidemment, comme à mon habitude, quand qu’on m’offre un dossard, je fais don de la même somme.

Finalement, cette sortie s’intègre bien dans ma préparation de la semaine. Je prendrais donc ces 8km au seuil. Je croisais les doigts pour ne pas me blesser vu l’ objectif de mon marathon dans trois semaines.

J’avais mal dormi. Une insomnie. La faute à un déjeuner mal digéré. Le stress?

J’avais rendez-vous à 8h sur les quais de Montparnasse avec ma fidèle amie Omayra. Cette dernière, toujours enjouée et dynamique, a toujours été d’une amitié précieuse pendant ces dernières courses. Entre la course des Princesses, We Own the night, La Parisienne et les 20k de Paris, je savais que je pouvais compter sur sa présence.

(Bon, je ne raconterai pas que j’ai attendu 30mn, hein Omayra).

Pendant le trajet, nous en profitons pour nous raconter les mille et une choses que nous avons faites ou que nous ferons.
Nous arrivons Porte Dauphine et nous avons plein de moustachus qui s’avance et vers le Gymnase.
Il est clair que dans ce genre de courses populaires et festifs, j’allais rencontrer du monde. Et cela fait plaisir de revoir certains amis.

Je me dirige vers le Stand Sanofi. Je retrouve Alice qui me donne mon sac. Je discute avec certains. Je viens donc grossir les rangs de la genre féminine.
Je me dirige vers les consignes qui pour l’instant sont vides. Je rencontre Martine et Roland ainsi que Sébastien. Et ça bavarde. Beaucoup de rires et d’émotions. Je retrouve ensuite Arnaud, Jeremy, Emeline, Khadija et Emeline. Ils sont en pleine séance photos avec leurs teams respectives de boost.

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De plus en plus de coureurs arrivent sur le stade Amiral Bruix. J’adore cette ambiance.

Il faut ensuite se diriger vers la ligne de départ. L’échauffement se prépare.

A 10h, le départ est lancé sous le soleil parisien. Une vague orange s’éloigne sur l’avenue Foch. Et hop demi-tout pour repartir vers le Bois de Boulogne. Et ce pendant que les cérémonies du 11 novembre sont en place, juste derrière nous sous l’Arc de Triomphe.

Le parcours.

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On s’élance sur le bitume de l’avenue Foch! On tourne vite pour le petit virage. Les premiers sont déjà loin. Nous avançons sur le bois de Boulogne plus étroit et on sent qu’on ralentit. Il faut regarder alors vers le bas et faire attention aux branches traîtres qui pourraient nous blesser.
Je reste avec les copains. Nous continuons notre bavardage. Ils courent « à la cool ».

Sauf que nous n’avons pas la même notion de cool et je me laisse emporter par leur rythme. Heureusement que certaines personnes devant nous ralentissent pour que je puisse en faire de même.
Finalement, je tiens bon. Khadija et Omayra restent derrière nous. Pour vérifier leur présence, on les appelle. Elles nous répondent.
J’observe les coureurs qui ont fait preuve d’imagination pour leurs déguisements : entre les Dupont Dupont, les supers-héros, les moustaches sont diverses ou dessinées.

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L’allée de Longchamp est beaucoup plus large et cela permet d’accélérer. Je me sens bien, je sens que je pousse un peu mais ça va. Arnaud est devant nous avec sa gopro. J’ai hâte de voir sa vidéo. Emeline reste près de moi. C’est une bonne coureuse et de la voir près de me motiver et m’encourager me remplit de joie.
J’aime ces complicités. Pas besoin de parler, juste le regard. On appelle Omayra, elle ne répond plus. Je sais qu’elle n’est pas toute seule. Khadija l’accompagne et je sais très bien que nous nous retrouverons à l’arrivée.

Nous arrivons au virage pour revenir vers la Porte Dauphine. J’avoue que je suis mon chemin et je me laisse guider par Arnaud, qui me donne mes allures à chaque kilomètre. Je ne regarde plus ma montre.
J’arrive même à discuter. Il me reste du souffle. Certains coureurs marchent. Je sens bien que cette course est vraiment sans pression, car même les amis qui voulaient faire un chrono étaient présents de façon ludique.
Je continue à suivre Arnaud et Jeremy sans asphyxie évidemment. Et je vois l’arche à 500m. Les spectateurs quasiment absents sur le parcours se retrouvent à l’arrivée. Et là ils se déchaînent. Ils sont à s’égosiller, à taper dans les mains et à sauter sur place pour nous donner envie de faire un sprint. Ce que font Arnaud, Jetemy et Emeline. Et finalement je fais de même et c’est très gratifiant de finir comme ça! Les applaudissements continuent après.

Nous nous félicitons chaleureusement et nous attendons nos deux camarades qui ne tarderont pas à arriver.
Je récupère un poncho pour éviter de me refroidir. Car mine de rien malgré le soleil ambiant, un petit air frais qui nous donne envie de retourner sous la couette.

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On se retrouve. Je m’attendais à une petite médaille moustachue, mais rien. Je comprends. Je préfère que l’argent aille à la recherche. Et là c’est beaucoup de discussions, de sourires. Je retrouve Eugénie qui court pour son papa. Amadou est là en tant que photographe amateur avant sa course de l’après-midi. Il a bien fait de se lever.
Nous avançons vers le stade pour le ravitaillement. J’ai faim! Déjà pendant la course j’avais le ventre qui gargouille à cause d’un déjeuner ultra rapide. Je pourrais avaler un poulet entier. Rassurez-vous, après une banane et un morceau de cake, j’étais repue. J’avais prévu un déjeuner entre amis après et il était hors de question de se sustenter de gâteaux et pizzas.

Les ostéopathes et masseurs présents sont très sollicités. Et il faut faire la queue. J’avoue que ma patience ne m’avait pas permis de profiter de ce petit plus. Les copines ont pu se prélasser grâce aux mains agiles de ces étudiants.

J’ai sincèrement aimé cette course sans chichis et encline à encourager les coureurs à lutter contre le cancer de la prostate. Je découvre alors une organisation passionnée.

Je m’attarde sur cette cause. Plus de 53.000 nouveaux cas et plus de 9.000 décès par and, c’est le cancer le plus fréquent chez l’homme.
La course avait pour objectif de récolter des fonds au profit de la fondation IRTIC. Et c’est chose faite car l’association Les Bacchantes a récolté 28 000 euros grâce à tous. J’étais inscrite avec l’entreprise Sanofi qui travaille sur les chimiothérapies et prolonger la survie de beaucoup de patients et qui avait mobilisé plus d’une centaine de coureurs. D’ailleurs, on a remporté le challenge Entreprise.

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Ce fut sincèrement une belle course amicale, festive et agréable. À refaire quelques soient les températures ou la météo.

 

La preuve en vidéo. Merci Arnaud.

Excellente journée,

Nadia