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J’avais envie de faire cette course. Très envie. Cela sonnait comme une revanche pour moi. Comme je fais partie depuis un long moment de la Team Tom-Tom, j’ai eu la chance de participer aux 20kms de Paris au sein de cette équipe.

Ainsi, vendredi je récupère mon dossard sur le stand Tom-Tom et j’en profite pour aller regarder les stands, rencontrer les amis et bla-bla-bla… L’accueil sur le stand est chaleureux. Cela compte.

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Le samedi, je n’ai rien fait d’extraordinaire, je me reposais tranquillement.
Contrairement à la semaine précédente, je décidais de bien préparer mon sac et ma tenue pour ne rien oublier et être au point. Ma liste de vérification était impeccable. Elle est d’ailleurs déjà prête et plastifier pour les prochaines courses.

Depuis 3 semaines, j’avais systématiquement des ampoules sur les deux pieds. J’avais changé de chaussettes et de chaussures, rien n’y faisait. On me conseillait de crémer. Ce que je fis mais quelques jours avant la course n’allait pas changer grand chose. Néanmoins je continue de crémer justement en préparation de mon futur marathon.
Finalement, j’optais sur deux pansements en prévention. Et ça a marche.

Le matin de la course

Je connaissais le parcours l’ayant déjà fait deux fois et sans compter la multitude de courses et de repérages.
J’étais toute excitée à l’idée de recourir cette course. Je retrouvais la team Tom-Tom et des amis. Beaucoup de discussions et de rire. Je partais déjà avec un grand sourire aux lèvres.
L’attente aux fameuses toilettes était bien longue, le départ était annoncé. Je restais zen car je savais que j’avais le droit au sas Partenariats. Petit privilège appréciable. On repart en marche rapide de l’école militaire vers le pont d’Iéna. Mais le monde à la Tour Eiffel nous bloque et impossible d’avancer. Finalement, j’avais réussi à me faufiler avec mon petit gabarit et à force de « pardon, excusez-moi » et à accéder à ce fameux sas.
Évidemment, cette vue sur la Tour Eiffel est juste un moment de bonheur. C’est tellement grisant de se sentir dans la foule avec toute l’excitation que cela implique.
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1-5km
Le départ est donné. Je savais que je devais commencer doucement avec les faux plats des deux premiers kilomètres, il fallait que ça chauffe.
L’arrivée dans le Bois de Boulogne est le plus embêtant. Je trouve ce passage ennuyeux. Alors, j’avance tranquillement. Les coureurs me doublent mais je n’en tiens pas rigueur. Je l’accepte très facilement.
Une pluie fine apparaît légère et agréable.
Je respire bien normalement étant donné que j’ai démarré au premier kilomètre de façon facile. J’ai accéléré au 2ème et au 3ème pour finalement garder le rythme jusqu’à la fin. On m’avait que je ne savais pas respiré alors maintenant je fais une fixette là-dessus.

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6-10km

Je réfléchis beaucoup malgré la musique préalablement bien choisie la veille. Finalement, j’appréciais d’observer les gens. Je prenais en ligne de mire certains coureurs. Je me calquais sur leur rythme le temps de les dépasser ou de me faire dépasser. J’observais les gens. Je répondais par un sourire à ceux qui nous encourageaient.
Le parcours était plutôt plat et je déroulais. Je ne voulais pas casser mon élan et j’étais bien.
10-15km
Je commence à regarder ma montre. Je me dis que finalement ça va. Les jambes continuent d’aller au mieux. Nous sommes dans la ville. Parisienne que je suis, je me dis « enfin ». Au loin la Tour Eiffel me rassure. Il y a deux ans, je me souviens que vers le 14ème kilomètre, je commençais à souffrir et à marcher. Ce dimanche, je n’avais aucune douleur et du souffle. Pour l’instant. J’en profite pour prendre un gel, un des derniers qui me restaient en stock dans les placards. C’est certainement un effet placebo mais cela me donne un peu plus d’énergie pour la suite.

15km-20km

Il ne reste que 5 km mais les passages sous les tunnels m’embêtent royalement. Physiquement évidemment. Car moralement, je jubile à l’idée d’entendre les encouragements chaleureux et cela me donne un vrai coup de fouet.
On avance vers les Berges de Seine que je connais les yeux fermés. Pourtant, je sens que mes jambes commencent à être lourdes. Je me remotive avec des phrases et ce, mécaniquement. Je regarde ma montre. Ce n’est pas si mal pour moi. Les jambes sont lourdes surtout vers le 19ème kilomètre. Impossible d’accélérer et tout juste de finir. Je suis en colère contre ce dernier faux plat vers le quai Branly. Et en même temps tellement heureuse de voir l’arche.
Je termine en 2h09. Un temps que j’apprécie amplement.

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Mon ami Mathieu, qui courait pour les Amis de Mickhy, m’appelle. Je n’ai pas encore la médaille. Je la veux. Je le rappelle car il est juste à côté. Nous sommes ravis de nos temps. Nous prenons le temps de prendre quelques photos. Je repars tranquillement vers le village à École Militaire. Autour de moi, des sourires et des embrassades. J’adore ce trop-plein d’émotions de toute part. Les coureurs arborent fièrement leurs médailles au cou.
J’arrive sur le stand Tom-Tom. Beaucoup sont arrivés évidemment. Et ce sont des moments de partages et de discussions. Depuis la formation de cette équipe Tom-Tom, je retrouve les mêmes personnes plus ou moins. Nous partageons la même passion et cela se ressent. Puis vint le moment de récupération très appréciable. Je me pose et souris.

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Ce moment de victoire intérieure est restée longtemps dans ma tête.

Rendez-vous au semi de Boulogne pour la suite.

Nadia