Le 14 septembre dernier ouvrait ma saison des courses.

Je suis loin des polémiques concernant cette course. Je préfère axer mon énergie sur le côté positif que cette course me procure.
J’aimais flâner de stand à stand pour discuter avec les associations présentes, aller me faire masser les mollets et les pieds, rencontrer les coachs pour plus d’informations, papoter avec les copains venus exprès pour cette occasion.
Je me suis même retrouvée à faire un body attack (à mon rythme) avant d’enchaîner sur un bodyjam. Ça bouge aussi sur le Champs de Mars avec une séance de coaching en plein air pendant 30 mn.

Après avoir passé une nuit presque blanche à soigner ma fille, j’hésitais à m’aligner sur le départ. C’était sans compter sur les sms de mon amie Omayra. Finalement, le rendez-vous est donné à 7h30 du matin. On a l’air belle avec nos cernes. Le conducteur de bus nous prévient que le bus ne s’arrêtera pas à École militaire. Je crois qu’il ne nous a pas spécialement regardées.
Nous arrivons sur place, ça grouille de monde. Nos chers bénévoles Pierre et Laurent arrêtent les voitures avec brio. Le temps de déposer nos sacs au stand Vital et c’est parti. Finalement, j’ai froid, je ne serai pas en short,je garderai mon corsaire.
Nous partons en direction du Pont D’Iena. Zone de départ de nombreuses courses parisiennes telles que les 20km de Paris ou Paris-Versailles.

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Je resterai donc dans la deuxième vague. On sent la ferveur monter dans les vagues. La Tour Eiffel demeure paisible devant cette foule féminine et colorée. Le soleil a fait son apparition et il commence à faire chaud voire très chaud. Le dénominateur commun de toutes ces femmes reste la convivialité. Nous n’avons qu’une envie, celle de courir une course sans prise de tête ni pression simplement pour le plaisir.
Des coachs nous proposent un échauffement dynamique. Mais nous sommes bien serrées et pour éviter de donner des coups à ma voisine, je préfère trottiner sur place. Enthousiasmée par cette première course de la saison, j’en profite pour remercier mes amies venues m’accompagner. Nous avions décidé de courir ensemble la Parisienne.
Le départ de la première vague est lancé. Bientôt, ce sera nous. Nous continuons à papoter, à prendre les photos de la Tour Eiffel. Nous avançons et Denis Brogniart lance le décompte de la deuxième vague. C’est parti. Nous franchissons notre ligne de départ. Énormément de messieurs derrière les barrières pour encourager leur moitié, leurs mères ou sœurs, sans compter les enfants, ravis de participer à la fête.

Nous courons tranquillement. C’est impossible de faire autrement vue la densité humaine sur la route. Les orchestres se multiplient et nous encouragent par leurs battements rythmiques. Nous continuons le parcours autour de la Tour Eiffel. Pour des copines venant passer le we, c’est l’idéal : un parcours touristique, facile, agréable et avec un temps superbe. Que demandait de plus?

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Nous arrivons vers la fin, 6km ça passe vite. Nous encourageons les filles qui n’arrivent plus à avancer. La ligne d’arrivée est sous nos yeux. Les acclamations de la foule se font plus fortes. Nous avions l’intention d’accélérer. Cependant, j’apercevais à ma gauche, une jeune fille chancelante et livide. Je m’arrête pour lui parler. Elle a envie de vomir, elle ne se sent pas bien du tout. Je la soutiens d’un côté et je demande à mon amie de la soutenir de l’autre côté pour éviter qu’elle ne tombe. Nous franchissons donc la ligne d’arrivée toutes les trois. La Croix Rouge est prête à accueillir toutes les blessées. Je la remets au médecin.
Même si ce n’est qu’une course de 6,7km, j’ai l’impression que certaines ne se sont pas bien préparées.
Combien de filles rougeaudes, haletantes ou pliées en deux ai-je rencontré? Courir n’est pas anodin. Même sur des petites distances.
Pourtant, les coachs, pendant les entraînements organisés par La Parisienne, ne cessaient de répéter les conseils pour être prête le jour J.

Bref, nous récupérons notre sac, notre rose et la jolie médaille. Nous retournons sur le Champs de Mars, envahi de guerrières d’un jour! Certaines sont très fières, d’autres soupirent et sont soulagées.
Les autres vagues défilent aussi jusqu’à 12h30. Ce qui permet aussi de venir courir tranquillement sans se stresser.
Les groupes, repérables à leurs t-shirts communs, se félicitent et préparent leurs pique-niques en profitant de la vue et de la ferveur toujours aussi présente.
Il est l’heure pour moi de rentrer. Sur le chemin qui mène au métro, avec Elodie, nous encourageons les filles qui finissent la course. Elles nous le rendent par un sourire. Le métro est blindé de coureuses portant fièrement leurs médailles. Une belle matinée s’achève.
Je me souviens alors avoir commencé par la Parisienne en me disant 6,7km c’est long. Finalement, j’ai pris le virus de la course à pied et j’ai continué en courant des 10kms, des semis et deux marathons. Je reprends un nouveau départ avec La Parisienne et avec en ligne de mire, un autre défi personnel.

Nadia

 

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