20140414-072535.jpg Le concept : parcourir 5 km en traversant 5 passages obligatoires et colorés avant l’apothéose au Trocadéro avec concert et couleurs!

 

Cette course n’était pas prévue à mon programme. Même si c’était la première fois en France. Je devais juste être photographe de l’événement pour les copines. J’étais quand même décidée à mettre mes baskets et mon jogging. Arrivée au village, on me propose un dossard, je me précipite. Je récupère sur un coup de tête  le sac contenant le dossard et le tshirt. Vite, il faut trouver Lucie qui doit absolument customiser mon tshirt taille M qui m’arrive aux cuisses. Elle est très habile de ses doigts, Lucie, une vraie fée. En 5 mn, mon tshirt se féminise. Je ne vais pas salir mon jogging et je mets mon short L récupéré in-extremis. Je mets les chaussettes de foot jaune fluo. Côté look, heureusement que le haut est sympa parce que le bas laisse à désirer,  mais on est là pour faire la fête.Les copines sont présentes et de plus en plus de monde aussi arrive.

On se dirige tranquillement vers la zone de départ. L’ambiance commence à monter, on range les vestes dans les sacs à dos. On saute et on danse avec une musique bien dynamique. Les gens s’agglutinent sur le pont. Certains en profitent pour prendre des photos, d’autres sont assez étonnés de tout ce tapage coloré et diurne. Le temps est clément mais pas de soleil. Le gris dénote alors avec les couleurs.

C’est parti! Ca hurle et ca crie! Il faut penser à rester ensemble!  On y va à la cool surtout que beaucoup d’entre nous ont fait le marathon une semaine avant. On passe sous le premier tunnel. Pause pipi pour une copine dans un creux, on en perd trois. Puis une autre a envie. On forme une barrière de filles pour éviter les regards. On en perd deux autres. Finalement, on continue. Les gens sont déchainés et ont l’air HAPPY! C’est une course que l’on partage entre amis pour profiter d’un bon moment. Beaucoup de jeunes et de gopros se sont donnés rendez-vous pour cette course.

Kilomètre 1 : le jaune dynamique

Je me suis demandée quelle serait leur méthode de lancement : jet avec une saupoudreuse géante, une douche de pluie ou des tuyaux d’arrosage de poudre. Niet : des bénévoles ont des petits tubes de poudres qu’ils projettent et qu’ils doivent remplir régulièrement. Le hic est que ,étant parmi les premiers à passer, j’ai l’impression qu’ils font des économies de lancers ou qu’ils n’osent pas en jeter debout. Le jaune est beau mais on est pas assez colorée. On veut être sale! On veut tester notre lessive pour vérifier si vraiment elle lave plus blanc que blanc.  Bref, je m’égare.

Nous attendons sur les côtés le reste du groupe. Partir ensemble et finir ensemble, telle est notre devise.

Passage à vide entre les kilomètres. Heureusement que nous sommes en groupe pour mettre de l’ambiance et distribuer des câlins gratuits aux malheureux photographes d’un jour. Ok, tu nous prends en photo mais en échange, tu te salis aussi.

 

Kilomètre 2 : l’espoir vert

L’ambiance se fait sentir à nouveau dès la vision de l’arche vert et là, on se lâche. On n’hésite pas à demander de la poudre, Certains commencent même à se rouler par terre. D’autres hurlent et se retrouvent avec de la poudre dans la bouche. Pas terrible comme goût mais pas nocif non plus car ce sont les fécules de maïs. (Sauf  les allergiques, évidemment). Voilà, on a du vert et du jaune : ça sent le Brésil! On commence à rêver de Rio De Janeiro, de juin prochain. Samba!

Kilomètre 3  : le bleu du ciel

Euh, le ciel est encore gris mais l’arche du bleu est proche. Les bénévoles commencent à comprendre qu’il faut nous éclabousser. Allez-y lâchez-vous! Les touristes venus visiter le musée d’Orsay ont en face d’eux un autre beau tableau coloré.

Kilomètre 4 : pink attitude

C’est assez drôle de voir tous ces photographes officiels et officieux. On cherche les officiels pour garder quelques souvenirs! On en profite pour donner des câlins gratuits bien poudrés aux passants et aux bénévoles, à Guillaume qui  en profite pour nous mitrailler avec son appareil. On en profite pour prendre des photos devant la tour Eiffel. Qu’elle est belle, nous sommes admiratifs devant cette dame. Les organisateurs auraient pu la colorer aussi, juste le temps de la fête course.

Ah voilà l’arche rose. Allez dernier passage avant l’arrivée. On se jette par terre, on rampe. On s’entraine pour la Mud Day! On en profite pour travailler nos triceps. Surtout on ferme la bouche pour éviter le goût peu appréciable.

Et voilà, déjà du monde devant la ligne d’arrivée. On fait mine de sprinter mais on est plié de rire. Les spectateurs nous encouragent jusqu’au bout. On se sent porté. Embouteillage à l’arrivée.On se ravitaille aussi. Un partenaire distribue des petites culottes que Baptiste et Laurent s’empressent de porter. Hum, finalement cela leur va bien. On nous distribue un sachet de poudre de couleur pour le lancer final. On attend le décompte et c’est parti! Tous lâchent la poudre pour un feu d’artifice multicolore. Wouah! C’est beau.  Finalement, le concert est moins important à nos yeux. Une pauvre chanteuse de téléréalité est présente et timide. Les gens la sifflent. J’ai mal pour elle. Elle demande au public une deuxième chanson. Le public répond NON! Oups, l’égo en prend un  coup. Bref, on repart doucement doucement vers la sortie.

On en profite pour se poser, revoir un peu les copains qui arrivent et les autres inconnus colorés. Ils en ont plein la figure. C’est hallucinant!

Mon retour en métro fut drôle. Je remarquais ce décalage entre les tenues sombres des voyageurs et les tenues poudrées des coureurs. Sans compter les jeux de regards. Un beau tableau social.

J’avais des doutes quant à ma participation à ce genre de course mais je ne regrette absolument pas. Une course plaisante avec des amis dans une ambiance festive et pleine de rires, de sourires et une petite larme aussi.

Nadia

 

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